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Bitcoin: la Chine resserre son étau, les investisseurs amers

Bitcoin: la Chine resserre son étau, les investisseurs amers

Julien GIRAULT (avec les bureaux de l’AFP)
AFP

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Le logo du bitcoin dans un magasin à Hong Kong, le 28 février 2014

Pékin (AFP) – « Les autorités ne comprennent rien au bitcoin! », peste Zhang Yanhua, créateur d’un fonds d’investissement tué dans l’oeuf à mesure que Pékin resserrait l’étau sur les crypto-monnaies — sonnant le glas d’un vaste marché, alors que les nouveaux bitcoins sont majoritairement créés en Chine.

Entérinant un tour de vis engagé dès le début du mois par le régime communiste, la banque centrale chinoise (PBOC) a sommé mi-septembre les plateformes d’échanges de monnaies virtuelles basées à Pékin et Shanghai de cesser leurs opérations de marché.

Dans son viseur: le bitcoin ou l’ethereum, ces unités électroniques s’échangeant en ligne sans être régulées par aucun pays. Or, deux plateformes chinoises, Okcoin et BTC China, accaparaient fin août 22% du volume planétaire de bitcoins.

BTC China a confirmé qu’il mettrait fin samedi à toutes transactions, cessant les conversions de bitcoins en yuans. Okcoin et Huobi lui emboîteront le pas d’ici fin octobre.

Le coup de semonce a ébranlé les cours mondiaux et fait l’effet d’une douche froide pour la communauté très active des investisseurs locaux.

« Les chances d’un revirement sont minimes », soupire Zhang Yanhua, qui s’est empressé de céder ses bitcoins. Le quinquagénaire avait établi cet été un petit fonds d’investissement consacré aux crypto-monnaies, mort prématurément.

Pour acquérir des monnaies virtuelles, « les canaux d’investissement (en yuans) se raréfient » et l’accès aux plateformes en devises étrangères « va devenir trop compliqué », explique M. Zhang à l’AFP.

D’autres cherchent la parade: les transactions de bitcoins « de gré à gré » entre particuliers prennent leur essor sur les applications de messagerie, où s’aventurent les investisseurs expérimentés. « Trop risqué », tranche Zhang Yanhua.

Pour sa part, Sun Minjie, un investisseur affirmant avoir acheté plus d’une centaine de milliers d’euros de bitcoins, entend les « conserver sur le long terme »: « je n’attends rien du gouvernement (…) Mais la vivacité du marché mondial persiste! Le sort du bitcoin ne dépend pas des autorités chinoises ».

– ‘Instrument criminel’ –

Pourquoi ce durcissement? L’Association nationale de finance internet — émanation de la PBOC — a dressé mi-septembre un violent réquisitoire contre les monnaies virtuelles, accusées d’être « l’instrument d’activités criminelles » comme « le trafic de drogue ».

Par ailleurs, le bitcoin a séduit beaucoup de Chinois ordinaires attirés par l’envolée mirobolante du cours, une popularité qui a généré « des ventes pyramidales, des fraudes financières », regrette Dong Ximiao, économiste à l’Université de Pékin.

Mais la banque centrale, qui a interdit dès début septembre les nouvelles émissions de crypto-monnaies comme moyen de levée de fonds, assure surtout vouloir combattre une « spéculation » qui a « gravement perturbé le système financier ».

« La Chine ne bannit pas le bitcoin, mais les plateformes à fins spéculatives », confirme David Yermack, professeur de finance à l’Université de New York. Pékin s’efforcerait ainsi d’enrayer les « fuites de capitaux », une hémorragie qui pénalise la valeur du yuan.

Quant à l’impact sur les marchés, « on n’observe aucune contagion », assure M. Yermack.

Certes, le cours du bitcoin en dollars avait violemment plongé mi-septembre après l’ultimatum aux plateformes chinoises. Il avait alors glissé sous 3.300 dollars. Mais il s’est repris vigoureusement et avoisinait 4.100 dollars vendredi, selon le Bitcoin Price Index.

– Terrain miné –

Autre sujet d’inquiétude: l’avenir en Chine du « minage », dont les autorités n’ont encore rien dit.

L’expression désigne la création de bitcoins: la devise virtuelle fonctionne selon la technologie du blockchain (« chaînes de blocs »), un protocole informatique dans lequel s’agrègent des blocs de transactions codés et authentifiés.

Un processus long, onéreux, énergivore et exigeant des serveurs puissants. Or, entre 60% et 70% des nouveaux bitcoins sont minés en Chine, où le leader local Bitmain possède d’imposantes infrastructures.

Ces « mineurs » chinois sont dans l’expectative: si le gouvernement s’y attaquait officiellement, « cela réduirait les volumes produits » et déplacerait le minage ailleurs, renforçant le poids d’acteurs occidentaux comme BitFury, observe Greg Revenu, associé du cabinet Bryan, Garnier & Co.

 Mais « c’est un sujet distinct des plateformes d’échanges », tempère M. Revenu. « Et à mesure que le spectre des applications du blockchain s’élargit, la Chine aura peut-être un autre regard ».

De fait, le blockchain — une technologie très sécurisée et en principe infalsifiable — se décline déjà dans la sécurité alimentaire, la finance, le fret maritime…

Et Pékin n’entend pas se laisser distancer: le ministère chinois de l’Industrie a annoncé la semaine dernière le lancement d’un laboratoire de recherche… dédié au blockchain

 

https://fr.news.yahoo.com/bitcoin-chine-resserre-%C3%A9tau-investisseurs-amers-120324633–finance.html

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J-Coin : après le Bitcoin, le Japon va lancer une nouvelle monnaie virtuelle

J-Coin : après le Bitcoin, le Japon va lancer une nouvelle monnaie virtuelle

J-Coin : après le Bitcoin, le Japon va lancer une nouvelle monnaie virtuelle

À l’instar du Bitcoin, le Japon s’apprête à lancer sa propre « cybermonnaie ». Baptisée J-Coin, celle-ci a été imaginée pour inciter les Japonais à abandonner les transactions en liquide au profit d’un système « cashless ».

Comme le dévoile une information du Financial Times, le Japon s’apprête dans les années à venir à lancer sa propre monnaie dématérialisée. Baptisée « J-Coin »,celle-ci devrait permettre aux banques du pays d’injecter jusqu’à 10 milliards de yens (90 millions de dollars) supplémentaires dans l’économie nippone afin de l’aider à rattraper son retard.

Au Japon, la plupart des transactions financières se font encore en liquide

Car aussi moderne que se présente le Japon, il faut savoir que 70% des transactions financières y sont encore réalisées en espèces. Un état de fait qui coûte très cher aux banques, qui doivent gérer en permanence de grosses liquidités, ainsi que palier les pertes liées au blanchiment ou au détournement d’argent.

Imaginé en partenariat par Mizuho Financial Group et la Japan Post Bank, le J-Coin sera convertible en yens et fonctionnera avec une application mobile créée par les banques japonaises. Les clients qui s’en serviront pourront effectuer des transactions via des QR Codes et de codes-barres en deux dimensions où seront stockées des informations numériques.

Soutenue par la banque centrale du Japon (BOJ), cette cybermonnaie devrait être effective d’ici 2020 pour les J.O de Tokyo.

Publié par Guichaoua Virginie, le

Revue de presse nationale et internationale.

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