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Corée du Nord : ce que les médias ne vous disent pas

Corée du Nord : ce que les médias ne vous disent pas


2016-09-24_11h42_10Par Mike Withney – Le 4 septembre 2017 – Source CounterPunch

Lundi dernier, la RPDC a tiré un missile balistique de portée intermédiaire Hwasong-12 sur l’île japonaise de Hokkaido. Le missile a atterri dans les eaux internationales au-delà de l’île, sans dommages à la population ni à la propriété.

Les médias ont immédiatement condamné le test comme un « acte audacieux et provocateur » qui montre le défi du Nord face aux résolutions de l’ONU et « le mépris pour ses voisins ». Le président Trump a vivement critiqué le test de missile en disant :

« Les actions menaçantes et déstabilisatrices ne font qu’accroître l’isolement du régime nord-coréen dans la région et parmi toutes les nations du monde. Toutes les options sont sur la table. »

Ce que les médias n’ont pas mentionné, c’est que, au cours des trois dernières semaines, le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis ont été engagés dans des exercices militaires conjoints à grande échelle sur l’île de Hokkaido et en Corée du Sud. Ces jeux de guerre inutilement provocateurs simulent une invasion de la Corée du Nord et une opération de « décapitation » pour supprimer le gouvernement du pays. Le chef suprême de la Corée du Nord, Kim Jong-un, a demandé aux États-Unis à plusieurs reprises de mettre fin à ces exercices militaires, mais les États-Unis ont obstinément refusé. Les États-Unis se réservent le droit de menacer n’importe qui, n’importe quand et n’importe où, même à leur porte. Cela fait partie de ce qui rend les États-Unis exceptionnels. Découvrez cet extrait d’un article de Fox News :

« Plus de 3500 soldats américains et japonais ont entamé hier un exercice militaire conjoint de plusieurs semaines dans le contexte d’un régime nord-coréen de plus en plus belliqueux. L’exercice, connu sous le nom de Northern Viper 17, aura lieu sur Hokkaido, l’île principale du nord du Japon, et durera jusqu’au 28 août (…)

Nous améliorons notre préparation non seulement dans les airs, mais en tant qu’équipe de soutien logistique, a déclaré le colonel R. Scott Jobe, commandant de l’escadron 35e Fighter, dans un communiqué. Nous sommes dans un emplacement privilégié à des fins de contingence et cet exercice ne fera que renforcer notre préparation dans le cas où un scénario réel se produirait. »

Le test de missile de lundi (qui a survolé l’île de Hokkaido) a été effectué quelques heures seulement après la fin des manœuvres militaires. Le message était clair : la Corée du Nord ne sera pas humiliée publiquement ni giflée sans répondre. Plutôt que de montrer une faiblesse, celle-ci a démontré qu’elle était prête à se défendre contre l’agression étrangère. En d’autres termes, le test n’était PAS un « acte audacieux et provocateur » (comme l’ont indiqué les médias), mais une réponse modeste et bien pensée d’un pays qui a connu 64 ans de harcèlement implacable, de sanctions, de diabolisation et de bruits de botte orchestrés par Washington. La Corée du Nord a répondu parce que les provocations de Washington nécessitaient une réponse. Fin de l’histoire.

Et il en va de même pour les trois missiles balistiques à courte portée que le Nord a testés la semaine dernière, deux d’entre eux ont apparemment échoué peu de temps après le lancement. Ces tests ont été une réponse aux exercices militaires conjoints de trois semaines en Corée du Sud qui ont impliqué 75 000 troupes de combat accompagnées de centaines de chars, véhicules blindés, engins de débarquement, artillerie lourde, une flottille navale complète et des escadrons de chasseurs et de bombardiers stratégiques. Est-ce que le Nord était censé s’asseoir sur ses mains alors que cet étalage menaçant de force militaire brute avait lieu juste sous son nez ?

Bien sûr que non. Imaginez si la Russie s’était engagée dans une opération similaire à la frontière du Mexique, tandis que la flotte russe menait des « tirs réels » à trois milles à l’extérieur de la baie de San Francisco. Que pensez-vous que serait la réaction de Trump ?

Il aurait envoyé par le fond ces bateaux plus rapidement que vous ne pourriez dire ouf, non ?

Alors pourquoi le double standard en ce qui concerne la Corée du Nord ? Ce qui est bon pour l’un doit être bon pour l’autre.

La Corée du Nord devrait être applaudie pour avoir démontré qu’elle ne sera pas intimidée par le caïd du préau d’école. Kim sait que toute confrontation avec les États-Unis finira mal pour le Nord, et malgré cela, il n’a pas cédé et ne s’est pas laisser bousculer par les fanfarons voyous de la Maison Blanche. Hourra, Kim.

À propos, la réponse de Trump au test de missile de lundi faisait à peine l’objet de commentaires dans les médias traditionnels et pour une bonne raison. Voici ce qui s’est passé deux jours plus tard.

Mercredi, une escadre de chasseurs bombardiers F35B et F15 dirigée par les B-1B ont mené des opérations militaires sur un site d’entraînement à l’est de Séoul. Les B-1B, qui sont des bombardiers nucléaires à basse altitude, ont laissé tomber leurs fausses bombes sur le site et sont ensuite retournés à leur base. Le spectacle martial était destiné à envoyer un message à Pyongyang montrant que Washington est mécontent du projet de test de missiles balistiques du Nord et est prêt à utiliser des armes nucléaires contre le Nord s’il ne respecte pas les diktats de Washington.

Donc, Washington serait prêt à atomiser le Nord s’ils ne se reprennent pas et ne marchent pas droit comme on le leur demande, c’est ça ?

Oui, on dirait bien mais est-ce si sûr, et qui sait vraiment ? Quoi qu’il en soit, Kim n’a d’autre choix que de rester ferme. S’il montre un signe de faiblesse, il sait qu’il finira comme Saddam et Kadhafi. Et, bien sûr, c’est ce qui conduit la rhétorique excessive. Le Nord veut éviter le scénario de Kadhafi à tout prix. J’en profite pour rappeler que la raison pour laquelle Kim a menacé de tirer des missiles dans les eaux qui entourent Guam, est la suivante : Guam loge la base aérienne Anderson qui est le point de départ des bombardiers nucléaires B-1B qui ont menacé la péninsule coréenne, depuis quelque temps maintenant, par des vols d’intimidation. Le Nord estime qu’il doit répondre à cette menace existentielle.

Ne serait-il pas utile que les médias mentionnent ce fait ? Ou bien servent-ils mieux leurs intérêts en présentant Kim en train d’éructer comme un chien contre des États-Unis « totalement innocents », un pays qui cherche seulement à préserver la paix partout où il va ?

Mon œil !

Il est si difficile de trouver quelque chose dans les médias qui ne reflète pas le parti pris et l’hostilité de Washington. Bizarrement, il y avait un article assez décent sur CBS News la semaine dernière, écrit par un ancien officier du renseignement occidental ayant des décennies d’expérience en Asie. C’est le seul article que j’ai trouvé qui explique avec précision ce qui se passe réellement au-delà de la propagande.

Voyez-vous même :

Avant l’investiture du président Trump, la Corée du Nord a précisé qu’elle était prête à donner le temps à la nouvelle administration des États-Unis pour qu’elle ait l’occasion d’examiner sa politique et de proposer quelque chose de mieux que le président Obama. Le seul bémol était que si les États-Unis se mettent en mode turbo avec leurs exercices conjoints annuels avec la Corée du Sud – surtout si c’était accompagné par plus de menaces sur la « décapitation » et plus de vols de bombardiers stratégiques sur la péninsule coréenne – alors, le Nord réagira fortement.

En bref, les États-Unis l’ont fait, et le Nord a réagi. Les contacts en coulisse avaient des hauts et des bas, mais ils ne pouvaient pas faire avancer les choses. En avril, le leader nord-coréen Kim Jong-un a paradé avec de nouveaux missiles, à titre d’un avertissement, mais sans effet. Le régime a lancé les nouveaux systèmes, l’un après l’autre. Pourtant, l’approche de Washington n’a pas changé. 

D’accord, maintenant, nous savons la vérité : le Nord a fait de son mieux et se retrouve furax, essentiellement parce que Washington ne veut pas négocier, qu’il préfère tordre le bras à la Russie et à la Chine, resserrer l’embargo et menacer de la guerre. C’est la solution de Trump.

En voilà plus d’informations de la même source :

Le 4 juillet, après le lancement du premier missile balistique intercontinental de la Corée du Nord (ICBM), Kim a envoyé un signal public annonçant que le Nord pourrait mettre les programmes nucléaires et de missiles sur la table si les États-Unis ne changeaient pas d’approche.

Les États-Unis ne l’ont pas fait, de sorte que le Nord a lancé un autre ICBM, considérant cela comme un avertissement délibéré aux États-Unis leur demandant de les prendre au sérieux. Pourtant, encore plus de bombardiers B-1 ont survolé la péninsule et le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté de nouvelles sanctions. (CBS News)

Donc, le Nord était prêt à faire un marchandage sérieux, mais les États-Unis ont refusé. Kim avait probablement entendu parler du genre de marchand de tapis qu’était Trump et a pensé qu’ils pouvaient faire quelque chose ensemble. Mais cela ne s’est pas produit. Trump s’est avéré être un fiasco plus gros qu’Obama, ce qui est plutôt mauvais. Non seulement il refuse de négocier, mais il délivre aussi des menaces belliqueuses presque tous les jours. Ce n’est pas ce que le Nord attendait. Il attendait un leader non interventionniste qui pourrait être réceptif à un compromis.

La situation actuelle n’a laissé à Kim que de mauvaises options. Il peut soit céder et mettre fin à son programme de missiles, soit augmenter la fréquence des tests et espérer que cela ouvre la voie à des négociations. Kim a choisi la dernière option.

Est-ce un mauvais choix ?

Peut-être.

Est-ce un choix rationnel ? Oui.

Le Nord parie que ses programmes d’armes nucléaires seront des atouts de négociation précieux dans les négociations futures avec les États-Unis. Le Nord n’a pas l’intention d’atomiser la côte ouest des États-Unis. C’est ridicule ! Cela ne sert à rien. Ce qu’ils veulent, c’est conserver leur régime, obtenir des garanties de sécurité de Washington, faire lever l’embargo, normaliser les relations avec le Sud, éloigner les États-Unis des affaires politiques de la péninsule et (espérons-le) mettre fin à 64 ans d’activité incessante, irritante, provocatrice et interminable des États-Unis. Yankee rentrez chez vous. SVP.

Conclusion : le Nord est prêt à discuter. Il veut des négociations. Il veut mettre fin à la guerre. Ils veut voir ce cauchemar absolu derrière lui et continuer sa vie. Mais Washington ne le lâchera pas parce que Washington apprécie le statu quo. Washington veut une présence permanente en Corée du Sud afin de pouvoir encercler la Russie et la Chine avec des systèmes de missiles mortels et élargir son emprise géopolitique rapprochant le monde de l’Armageddon nucléaire.

C’est ce que Washington veut, et c’est pourquoi la crise sur la péninsule continuera à bouillir.

Mike Withney

 

http://lesakerfrancophone.fr/coree-du-nord-ce-que-les-medias-ne-vous-disent-pas

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Corée du Nord: pourquoi la prolifération nucléaire ? Par Jacques Sapir

Source : Russeurope, Jacques Sapir, 04-09-2017

Le nouvel essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord, venant après des essais répétés de missiles à moyenne, et peut-être à longue portée, souligne une fois de plus les incohérences de la position des Nations-Unies sur la prolifération nucléaires. Et pourtant, cette position se fondait, du moins initialement, sur un constat logique : il y a un intérêt de l’ensemble des pays, qu’ils soient dotés de l’arme nucléaire ou pas, à limiter le nombre de pays disposant d’un arsenal nucléaire opérationnel. Mais, cette position de fond, qui sous-tend le traité de non-prolifération, ne peut être défendue que si l’ensemble des pays, et à commencer par les plus puissants, respectent les règles internationales. Or, et ce depuis le début des années 1990, un pays en particulier – les Etats-Unis pour le nommer – s’est à plusieurs repris affranchi de ces règles. On a pu le constater, du Kosovo à l’Irak. La subversion de l’ordre international que ce comportement a impliqué a conduit à une grande incertitude en ce qui concerne l’ordre international, qui a tendu à être de plus en plus régi par le principe de « la loi du plus fort ». Dans ces conditions, on ne doit pas s’étonner de ce que certains pays cherchent à se doter d’armes nucléaires opérationnelles.

Ceci souligne le lien qui existe, mais que nombre de dirigeants ne veulent pas reconnaître, entre la subversion du droit international et les tendances à la prolifération nucléaire. Cette dernière pose un véritable problème, et en premier lieu parce que le « coût d’entrée » du nucléaire militaire tend aujourd’hui à fortement baisser. Un certain nombre de techniques, et de technologies, non seulement nucléaires mais aussi concernant les missiles balistiques, sont devenues plus accessibles. Aussi ne peut-on plus, aujourd’hui, considérer que l’acquisition de systèmes d’armes nucléaires serait hors de portée de puissances dites « moyennes ». C’est bien le problème qui est posé, que ce soit par la Corée du Nord ou, dans une moindre mesure, par le programme nucléaire iranien. Mais, on ne réglera ce problème qu’en intervenant à se source, c’est à dire à l’instabilité des relations internationales issue du non-respect de la règle de droit.

Le début de la prolifération

Le phénomène de prolifération nucléaire s’est fortement accéléré depuis les années 1970 et plusieurs pays se sont dotés d’armes nucléaires, au-delà du « club des 5 » représenté par les puissances du Conseil de Sécurité, soit les Etats-Unis, la Russie, la Grande Bretagne, la France et la Chine (par ordre d’accession à l’arme nucléaire).

Les deux premiers « proliférateurs » ont été l’Inde et Israël. Pour le cas de l’Inde, il s’agissait, initialement, de répondre à la montée vers le nucléaire de la Chine. Pendant plusieurs années, l’Inde s’est contenté de démontrer un « capacité » nucléaire avec la détonation d’un « dispositif », soit d’une bombe qui n’était nullement militarisée, en 1974. Devant la menace que représentait, d’un point de vue Indien, les essais pakistanais, l’Inde devait procéder 24 ans plus tard, le 11 et 13 mai 1998, et ce alors que l’Inde n’était pas encore signataire du TNP à de nouveaux essais, cette fois clairement militaires. Ces essais comprirent alors l’explosion de plusieurs bombes. Il y eu le 11 mai trois essais, testant la bombe A et la bombe H, et, le 13 mai, deux autres essais utilisant des petites charges : « L’Inde a ainsi démontré qu’elle était compétente dans toute la gamme des armes nucléaires, tant en termes de puissance que de miniaturisation. [1]» L’Inde disposerait aujourd’hui d’un arsenal comprenant de 30 à 150 charges nucléaires militaires, ainsi que de missiles capables de les porter.

Israël s’est lancé, dès la fin des années 1950, dans une course à l’armement nucléaire, avec l’aide initiale de la France (de 1956 à 1961), puis des Etats-Unis et de l’Afrique du Sud[2]. Un test a eu lieu en Afrique du Sud en 1979, presque certainement suite à la coopération entre les deux pays. Elle dispose aujourd’hui de plusieurs centaines d’armes (entre 150 et 400), qui peuvent être lancées que ce soit par missiles (le Jéricho), par avions, ou depuis des sous-marins diésels-électriques équipés de missiles de croisière. Une omertaimportante continue de régner sur le programme nucléaire israélien dans les milieux politiques puisque, encore en 2015, le Président François Hollande, contre toute évidence, a prétendu qu’Israël ne disposait pas de l’arme nucléaire[3]. La relative facilitée avec laquelle Israël a pu se doter d’un important arsenal nucléaire a, bien entendu, encouragé d’autres pays à suivre son exemple.

Les « proliférateurs tardifs »

Les pays qui ont suivi l’exemple d’Israël et de l’Inde sont donc le Pakistan, l’Afrique du Sud, et la Corée du Nord.

Le Pakistan s’est lancé dans un programme nucléaire, avec des financements saoudiens, à la suite de l’essai nucléaire indien. Le Pakistan a commencé à communiquer sur ce point à la fin des années 1980. Ce programme a donné lieu à une série de tests en mai 1998. Aujourd’hui, le Pakistan dispose d’environ 300 armes nucléaires et de fusées à moyenne portée ciblant essentiellement l’Inde[4]. Il est possible que l’Arabie Saoudite ait obtenu le « droit » de récupérer certaines des ogives si elle en faisait la demande. Très clairement, le programme pakistanais est vu, depuis l’Iran, comme celui qui a donné naissance à une bombe « sunnite ».

L’Afrique du Sud avait développé un programme nucléaire en coopération avec Israël comme précédemment mentionné. Le gouvernement de de Klerk et celui de Nelson Mandela, ont donné leur accord pour que ce programme soit démantelé. Les matières fissiles et les bombes (3 à 5) existantes ont été transférées aux Etats-Unis pour y être démantelé. L’Afrique du Sud est, actuellement, le seul pays ayant délibérément renoncé à l’arme nucléaire après s’en être doté.

La Corée du Nord semble mener un programme nucléaire depuis 1989. Elle s’est officiellement retiré du Traité de Non-Prolifération eu début de 2003, et a réalisé son premier essai en 2006. Elle reste cependant loin des capacités d’Israël, de l’Inde ou du Pakistan en matière de nombre d’armes, puisque l’on considère qu’elle ne disposerait que de 10 à 15 armes, avec la capacité de monter à 30 d’ici 3 ans. Le programme nord-coréen apparaît clairement comme « défensif » dans le sens stratégique, dans la mesure ou il sert essentiellement au gouvernement de la Corée du Nord à obtenir la sanctuarisation de son territoire[5]. L’usage « politique » de ce programme est rendu évident par les longues négociations qui ont eue lieu dans les années 1990 et les années 2000. Il est donc assez étonnant que, dans ce contexte, on fasse autant de bruit autour de ce programme qui s’avère en réalité bien plus limité, et bien moins « opérationnel » que les programmes d’Israël, de l’Inde et du Pakistan.

Pourquoi prolifère-t-on ?

D’autres pays ont la capacité d’accéder, à un moment ou à un autre, à l’arme nucléaire. C’est évidemment le cas de l’Iran, qui prétend qu’elle n’a qu’un programme civil, mais qui pourrait, dans un délai de quelques années basculer ce programme vers des fins militaires, mais aussi la Brésil et l’Argentine.

La question du nucléaire doit donc être abordée à la fois en tenant compte des capacités techniques et économiques d’un pays, mais aussi de sa perception du risque international et de l’impact de son programme sur les pays qui l’entourent. Il est évident que le Pakistan a réagi à l’essai Indien, essai qui était lui-même une réaction au développement par la Chine de son propre programme. De même, la volonté potentielle de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ne s’explique en réalité que par le développement du programme israélien et du programme pakistanais, dans le cadre d’une course à la dissuasion entre l’Iran et l’Arabie Saoudite.

Si la prolifération aurait pu être limitée dans le cas de la Chine et de l’Inde, on voit bien que le programme nucléaire israélien a joué, et continue de jouer, un rôle déstabilisateur majeur. De ce point de vue, une large partie de cette déstabilisation ne vient pas tant du programme lui-même que de la volonté du gouvernement Israélien et des autres puissances de faire silence sur ce programme. Si un proliférateur assumé et affirmé, disant explicitement qu’il possède l’arme nucléaire et quel serait sa « doctrine d’emploi » peut être contrôlé dans un cadre de relations internationales, il n’en va pas de même avec le « proliférateur discret » qui se refuse à évoquer son programme.

Le rôle de la subversion du droit international par les Etats-Unis

Il faut donc revenir sur les conséquences de la politique des Etats-Unis, du Kosovo à l’Irak, et sur la subversion du cadre des relations internationales qu’elle a provoquée. L’intervention américaine en Irak en particulier, et on le voit bien actuellement dans la délicate question du nucléaire iranien, a sapé les bases juridiques des grands accords mondiaux et, d’une certaine manière, détruit les fondements du monde post-guerre froide que l’on annonçait en 1991.

Les Nations unies qui, pour imparfaites qu’elles aient été restaient un instrument essentiel de gestion des conflits, en ont été durablement affaibli. Le Traité de non-prolifération (TNP) a largement perdu de sa crédibilité devant l’agression délibérée dont fut victime un pays, l’Irak, qui en avait pourtant respecté les termes et ce alors que d’autres pays ne respectaient pas le TNP. Or ce point est d’autant plus important que la question de la prolifération était ouvertement posée par la fin de l’URSS en 1991. On pouvait l’identifier comme l’un des problèmes majeurs du xxie siècle à venir, au point de se demander si, mieux que le TNP, un « statut du proliférateur » qui aurait été un cadre contraignant mais stratégiquement ouvert n’aurait pas été une réponse à la fois moralement plus légitime et matériellement plus efficace[6].

Les élites politiques occidentales se sont refusé à cette solution et ont voulu faire du TNP un instrument majeur du monde post-1991. De ce point de vue, et on le mesure désormais dans la relation avec l’Iran, l’attaque américaine contre l’Irak alors que ce dernier pays avait bien rempli ses obligations de désarmement a dévalorisé dramatiquement le TNP et laissé les relations internationales ouvertes à l’arbitraire, une situation qui ne peut que légitimement conduire d’autres pays à vouloir se doter des moyens de la dissuasion nucléaire.

Rappelons ici que les États-Unis, à partir de 2001, démantelaient unilatéralement un certain nombre d’accords qui avaient garanti la stabilité durant la guerre froide et en particulier le traité ABM, dont l’importance pour la Russie ne doit pas être sous-estimée[7]. De l’autre, ils menaient une politique pour le moins complaisante vis-à-vis du régime des Talibans en Afghanistan, en dépit des informations qui permettaient de prouver que ce pays était devenu une des bases arrière du terrorisme islamiste et de la déstabilisation de l’Asie centrale. Cette complaisance était largement dictée par la volonté des Etats-Unis, à cette époque, de pénétrer vers les régions pétrolières d’Asie centrale.

Il y a dix ans : le discours de V. Poutine à Munich

Le discours qui fut prononcé par le président Vladimir Poutine en février 2007 à Munich, dans le cadre de la conférence sur la sécurité en Europe, mérite alors d’être analysé avec précision. Dix ans après qu’il ait été prononcé, il garde une étonnante actualité. Poutine s’exprime sur le fond de la nature des relations internationales. Qu’il en ait éprouvé le besoin, alors qu’il aurait pu agir et se taire, indique la conscience au moins diffuse d’une crise dangereuse des représentations des relations internationales qui commence alors à se manifester, crise par rapport à laquelle il importait de prendre date. En ce sens, ce discours fut une contribution essentielle au débat et à la compréhension des années à venir.

Il s’agit donc d’un texte programmatique. En un sens, Vladimir Poutine est le dirigeant politique qui a certainement tiré avec le plus de cohérence les leçons de ce qui s’est joué entre 1991 et 2005. Deux points importants s’en dégagent, la constatation de l’échec d’un monde unipolaire et la condamnation de la tentative de soumettre le droit international au droit anglo-américain : « J’estime que le modèle unipolaire n’est pas seulement inadmissible pour le monde contemporain, mais qu’il est même tout à fait impossible. Non seulement parce que, dans les conditions d’un leader unique, le monde contemporain (je tiens à le souligner : contemporain) manquera de ressources militaro-politiques et économiques. Mais, et c’est encore plus important, ce modèle est inefficace, car il ne peut en aucun cas reposer sur une base morale et éthique de la civilisation contemporaine[8] ».

Ce passage montre que la position russe articule deux éléments distincts mais liés. Le premier est un doute quant aux capacités d’un pays (ici, les États-Unis sont clairement visés) à rassembler les moyens pour exercer de manière efficace son hégémonie. C’est un argument de réalisme. Même le pays le plus puissant et le plus riche ne peut à lui seul assurer la stabilité du monde. Le projet américain dépasse les forces américaines. C’est un constat sur lequel il y a peu à redire. Le discours de Poutine n’est pas « relativiste ». Il constate simplement que ces valeurs (la « base morale et éthique ») ne peuvent fonder l’unipolarité, car l’exercice du pouvoir, politique ou économique, ne peut être défini en valeur mais doit l’être aussi en intérêts. Ceci revient à refuser la thèse d’une dépolitisation des relations internationales, qui devraient se réduire, dans l’esprit de ceux qui soutiennent cette dépolitisation, aux droits de l’homme et aux « lois » de l’économie. Si les relations internationales ne sont pas de la « technique » (la simple mise en œuvre de normes communes) mais de la politique (la gestion d’intérêts différents et potentiellement conflictuels) y compris dans les relations économiques, alors toute aspiration à l’hégémonie devient immorale. Le second point suit dans le discours et se trouve exprimé dans le paragraphe suivant :

« Nous sommes témoins d’un mépris de plus en plus grand des principes fondamentaux du droit international. Bien plus, certaines normes et, en fait, presque tout le système du droit d’un seul État, avant tout, bien entendu, des États-Unis, a débordé de ses frontières nationales dans tous les domaines, dans l’économie, la politique et dans la sphère humanitaire, et est imposé à d’autres États[9] ».

Faute d’une base morale et éthique permettant de faire disparaître le politique des relations internationales, ces dernières ne peuvent être gérées que par le principe fondamental du droit international, soit la règle d’unanimité et de respect des souverainetés nationales. Tant qu’un espace de relations est déterminé par le politique (et non la technique ou l’éthique) nul ne peut imposer son droit aux autres et le seul droit commun possible et celui qui respecte la souveraineté de l’autre, soit un droit de coordination et non un droit de subordination. En ce sens, qui relie Poutine aux grands débats sur le droit international et la possibilité de Constitutions mondiales, le président russe rappelle que, là où il y a de la politique, soit des intérêts et des représentations divergentes, il doit y avoir de la souveraineté. Toute tentative d’empiéter sur cette dernière se qualifie alors en tyrannie et justifie la résistance. Or, constate le président russe, les États-Unis tendent à transformer leur droit interne en droit international alternatif.

Droit alternatif et « colonialisme humanitaire » : la raison d’une prolifération ?

Ce « droit alternatif », qui n’est que l’autre manière de désigner la « loi du plus fort » a abouti à une politique que l’on peut considérer comme un « colonialisme humanitaire »[10]. Tout pays qui ne respecterait pas la volonté des Etats-Unis pourrait alors être considéré comme appartenant au « camp du mal » et donc devenir l’objet de ce « colonialisme humanitaire ». Mais, le colonialisme humanitaire se révèle en réalité une contradiction dans les termes. Il est incapable, et on l’a vu tant au Kosovo[11], en Somalie[12], qu’en Irak, de produire les institutions dont il se réclame et qui lui ont servi de prétexte. Le protectorat onusien sur le Kosovo a abouti à pérenniser un nettoyage ethnique[13], et l’intervention américaine en Irak a plongé le pays dans une guerre civile qui l’écarte chaque jour un peu plus de la possibilité d’y établir ne serait-ce qu’un semblant de démocratie et qui a été la source véritable de l’organisation dite « Etat Islamique ». Ce n’est pas tout, hélas.

La « guerre humanitaire », comme on l’a vue en Lybie en 2011, conséquence logique d’un « droit d’ingérence » et moment inévitable du colonialisme humanitaire, engendre aussi un double problème dans les relations internationales. D’une part, elle introduit une division immédiate au sein des nations entre celles dont les moyens de défense les protègent de toute tentative d’ingérence et celles dont les moyens de défense sont suffisamment faibles pour qu’elles puissent devenir, le cas échéant, des cibles dans une « guerre humanitaire ». Construite au départ pour valider l’idée d’une « communauté internationale » d’acteurs égaux, unis par des objectifs communs comme la sécurité, la guerre humanitaire valide au contraire la représentation des relations internationales comme l’affrontement d’acteurs inégaux aux intérêts irrémédiablement opposés.

D’autre part, elle incite tout pays pouvant penser qu’il risque, à terme, d’être la cible d’une telle intervention à monter en puissance dans ses moyens de défense, l’échelon ultime susceptible d’assurer la sanctuarisation du pays étant la possession d’armes de destruction massive. Quelles que soient les inquiétudes que les aspirations nucléaires de l’Iran peuvent susciter – et les plus réelles portent moins sur l’usage de l’arme nucléaire par le régime de Téhéran que sur l’effet d’entraînement que ces aspirations pourraient provoquer sur des pays comme l’Égypte ou l’Arabie Saoudite –, il faut reconnaître que l’agression américaine contre l’Irak de 2003 a donné à ces aspirations une justification réelle. Il en va de même pour la Corée du Nord.

Tant qu’un pays pourra se sentir à terme visé par le colonialisme humanitaire et son corollaire la guerre humanitaire, il cherchera à bon droit à s’en prémunir par tous les moyens. C’est au contraire en rétablissant le principe de la souveraineté dans toute sa force, comme il figurait dans la Charte des Nations unies en 1945, que l’on pourra réellement s’opposer au processus de prolifération des armes nucléaires.

Notes

[1] CAPETTE I. – « Les essais nucléaires indiens et pakistanais : un défi lancé au régime de non-prolifération nucléaire ». – Actualité et Droit International, décembre 1998 (http://www.ridi.org/adi).

[2] Voir Seymour I. Hersh, The Samson Option : Israel’s Nuclear Arsenal & American Foreign Policy, Random House; 1st edition, 1991 et Michael I. Karpin, The Bomb in the Basement : How Israel Went Nuclear and What That Means for the World, New York, Simon & Schuster, 2006.

[3] Entretien du président Hollande du 14 juillet 2015 sur TF1 et France24

[4] http://www.fondation-res-publica.org/Le-Pakistan-et-l-arme-nucleaire_a428.html

[5] « Corée du Nord : Le difficile accès à la dissuasion », Défense et sécurité international, Paris, no 121,‎ janvier-février 2016, p. 21.

[6]. Voir J. Sapir, Feu le système soviétique ?, Paris, La Découverte, 1992, p. 177-180.

[7] Leur intention actuelle d’installer des systèmes antimissiles en Pologne et en République tchèque, soi-disant pour protéger ces pays contre une menace iranienne – argument dépourvu de fondements –, participe de la même démarche délibérément provocatrice.

[8] Voir La Lettre Sentinel, n° 43-44, janvier-février 2007, p. 25.

[9] La Lettre Sentinel, n° 43-44, janvier-février 2007, p. 25 sq.

[10] Colonialisme dont les bases idéologiques ont été posées dans Mario Bettati et Bernard Kouchner, Le Devoir d’ingérence : peut-on les laisser mourir ?, Paris, Denoël, 1987.

[11] Human Rights Watch, Under Orders – War Crimes in Kosovo, Genève, 2001, rapport consultable et téléchargeable sur http://www.hrw.org/reports/2001/Kosovo

[12] Un exemple tragique en fut donné par l’intervention américaine « Restore Hope » en Somalie, en 1992. Non seulement cette opération, qualifiée à l’époque par Kouchner de « fantastique pas en avant en direction du droit d’ingérence », fut incapable de produire un pouvoir politique stable en Somalie, mais l’aide humanitaire (les sacs de riz auprès desquels Kouchner se fit filmer sur une plage somalienne) contribua à désorganiser l’agriculture locale. Elle jeta dans la misère des dizaines de milliers de paysans qui vinrent s’entasser à Mogadiscio et dans d’autres villes, provoquant une nouvelle cause de déstabilisation du pays, qui conduisit quelques années plus tard à l’émergence des trop fameux « tribunaux islamiques ».

[13] Juan Pekmez, The Intervention by the International Community and the Rehabilitation of Kosovo, rapport du projet « The Rehabilitation of War-Torn Societies » coordonné par le CASIN (Centre for Applied Studies in International Negotiations), Genève, janvier 2001. Voir aussi Isa Blumi, « One year of failure in Kosova : chances missed and the unknown future », Southeast European Politics, vol. 1, n° 1, Octobre 2000, p. 15-24.

Source : Russeurope, Jacques Sapir, 04-09-2017

Voir aussi : Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

13 réponses à Corée du Nord: pourquoi la prolifération nucléaire ? Par Jacques Sapir

Dominique de Villepin : “Kim Jong-un est rationnel, pas fou”

Source : France Inter, Dominique de Villepin, 05-09-2017

https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/be35d286-21cc-4171-8ef7-11d0b248b718

Dominique de Villepin, ancien ministre des Affaires étrangères, analyse les relations diplomatiques entre la Corée du Nord et les Etats-Unis.

Dominique de Villepin, ancien ministre des Affaires étrangères estime désormais qu’il faut agir, dans cette crise avec la Corée du Nord : “Il faut agir, il existe un certain flou mais aussi des certitudes”

Kim Jong-un cherche à sanctuariser son territoire (…)Aux États-Unis, un certain nombre d’experts pensent qu’il souhaite aller beaucoup plus loin, (…) exercer un chantage auprès des États-Unis, empêcher la capacité américaine à aider la Corée du Sud voire le Japon, neutraliser la capacité des Usa à venir en soutien de ses alliés.

Kim Jung-un est-il fou ?” questionne Léa Salamé, quand Dominique de Villepin estime qu’il est “rationnel” : “Il faut savoir s’il cherche à sanctuariser son territoire ou engager un bras de fer avec les États-Unis, toute l’affaire est là”.

Tout l’équilibre international repose sur l’outil de la dissuasion

“Si un État nucléaire frappe un autre État nucléaire déjà doté, le principe de la dissuasion ne vaut plus”, estime l’ancien ministre des Affaires étrangères.

Nous ne pouvons pas donner un chèque en blanc à Trump dans la gestion de la crise avec la Corée du Nord

Le Venezuela est-il une dictature?

“Le Venezuela subit une dérive autoritaire mais je n’emploie pas le terme de dictature”, précise Dominique de Villepin qui a grandi dans ce pays. “Il y a une ombre qui plane sur ce dossier, ce sont les États-Unis (…) Aujourd’hui il faut parier sur les pays de la région, comme Cuba.”

Quant à l’attitude de Jean-Luc Mélenchon à l’égard du régime de Nicolas Maduro, Dominique de Villepin est catégorique : “Il ne faut accepter aucune complaisance à l’égard du régime de Maduro, mais je crois qu’il faut être efficace.”

La France ne doit être dans la main d’aucune faction, aucun groupe(…) Une solution ne peut être trouvée en tournant complètement le dos au chavisme, souhaité par une partie du peuple vénézuélien

Source : France Inter, Dominique de Villepin, 05-09-2017

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3 réponses à Dominique de Villepin : “Kim Jong-un est rationnel, pas fou”

  1. Bernard Le 07 septembre 2017 à 07h47

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    Villepin, c’est pas le type qui a refilé les autoroutes publiques à des entreprises privées pour le plus grand bonheur de ces dernières et sans nous demander notre avis?
    Faites la même choses avec les biens de votre voisin pour voir comment ça se termine…

  2. calal Le 07 septembre 2017 à 07h58

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    ce qui me gene avec la coree du nord c’est le risque qu’ils vendent leur technologie nucleaire a n’importe qui pour avoir des devises. D’un autre cote si les nations unies faisaient leur boulot de maniere objective et impartiale, la coree du nord n’aurait pas besoin de se fabriquer un parapluie nucleaire.

  3. TC Le 07 septembre 2017 à 08h08

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    De Villepin est un des plus cohérent en matière de politique étrangère mais là où il ne l’est plus c’est quand il explique que là dissuasion nucléaire ne pourrait plus l’être au regard de cette crise avec les nord-coréens. Jamais les usa ne vitrifieront la Corée pas plus que la Corée ne vitrifiera les usa où un de ses alliés. Ce principe de dissuasion ne sera jamais remis en question sinon c’est la fin de l’humanité et tout le monde le sait.

    http://www.les-crises.fr/dominique-de-villepin-kim-jong-un-est-rationnel-pas-fou/

     

La bombe H de Punggyefi.

La bombe H de Punggyefi, marque un fait d’une importance non discutable  et ce ne sont pas les cris d’orfraies qui désormais n’apporteront que des postures inutiles.

Mais comme les temps nous amènent a favoriser ,  face aux réalités , un pragmatisme plus sensible aux faits qu’aux élucubrations souvent empreintes de naiveté et d’une méconnaissance totale de l’histoire, de la géopolitique et l’ importante représentation militaire des Etats Unis dans l’environnement maritimes des côtes coréennes  et la présence militaire également américaine en Corée du sud.

L’annonce par la Corée du Nord d’avoir dèveloppé une bombe à hydrogène capable d’être mise sur son nouveau modèle de missile balistique intercontinental a de quoi inquiéter mais pas étonner.

Le Larousse  nous donne la définition  de la force de dissuasion:

« La dissuasion :Stratégie de défense qui s’appuie essentiellement sur  l’arme nucléaire. L’adversaire potentiel renonce à une agression parce qu’il pense que le gain escomptable est inférieur au risque de destruction qu’il encourt…. »

La dissuasion demeure la composante majeure de la défense française.

le nombre d’Etats dotés de l’arme nucléaire en 2015 selon le TNP / les USA, RUSSIE ,ROYAUME UNI , CHINE .

Reconnu posssédant l’arme nucléaire : l’ INDE, PAKISTAN ,COREE du NORD

Etat possédant l’arme nucléaire sans reconnaissance officielle : ISRAËL.

Les sanctions décidées au Conseil de sécurité de l’ONU sont aussi diverses que variées.

L’ambassadeur de Chine  réclame une dénucléarisation de la péninsule coréenne

d’autres pays siégeant au Conseil de sécurité : interdiction de commercer avec la Corée du Nord

Moscou et Pékin ne se sont pas prononcés

la prochaine réunion du Conseil de sécurité  la semaine prochaine apportera d’autres éléments.

La dénucléarisation reste toujours d’actualité, mais guère d’espoir de voir cette voie se développer. La volonté des peuples de ne pas vouloir accepter une  invasion ou une attaque militaire sur leur territoire est compréhensible.

Les attaques occidentales en prenant les atteintes aux droits de l’homme comme prétexte pour s’imposer sur un état, ne sont plus justifiées . les   » fameux printemps arabes  » ont montré leurs impuissance et provoqué la mort de millions d’innocents, et une arrivée massive de populations fuyant les guerres  que l’Union Européenne a dû mal a gérer

La Corée du nord, montre que son désir d’indépendance et sa volonté d’étre reconnue comme puissance a part entière auprés de la communauté des Nations.

Le peuple coréen prendra son destin en main.

Bernard FELLI

https://ombre43.wordpress.com

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Washington menace Pyongyang d’une « réponse militaire massive »

Photo non datée diffusée par l’agence officielle nord-coréenne KCNA le 3 septembre 2017 montre le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un (c) examinant une bombe H © KCNA VIA KNS/AFP STR

Washington menace Pyongyang d’une « réponse militaire massive »

le 4 septembre 2017

Les Etats-Unis ont menacé dimanche la Corée du Nord d’une « réponse militaire massive » au cas où elle menacerait leur territoire ou celui de leurs alliés, à la suite du sixième essai nucléaire du régime de Pyongyang.

La Maison Blanche a indiqué, dans son compte rendu d’un entretien du président Donald Trump avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, que les Etats-Unis n’excluaient pas d’utiliser leurs capacités nucléaires en cas de menace nord-coréenne.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a déjà infligé en vain sept série de sanctions à la Corée du Nord pour la contraindre à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique, doit se réunir lundi en urgence.

Peu après le test de l’engin nord-coréen, qui était selon Pyongyang une bombe à hydrogène ou bombe H, le président Trump a dénoncé une action « hostile », et le secrétaire américain à la Défense, le général Jim Mattis, est monté en première ligne.

Depuis la Maison Blanche, Jim Mattis a adressé une mise en garde solennelle au régime de Kim Jong-Un, tout en l’appelant à entendre les injonctions de la communauté internationale.

« Nous avons de nombreuses options militaires et le président voulait être informé sur chacune d’entre elles », a déclaré le secrétaire à la Défense à l’issue d’une réunion entre M. Trump et son équipe de sécurité nationale.

« Toute menace visant les Etats-Unis ou ses territoires, y compris Guam (dans le Pacifique, ndlr), ou ses alliés, fera l’objet d’une réponse militaire massive », a averti Jim Mattis, à côté duquel se tenait le général Joe Dunford, le chef d’état-major inter-armes.

M. Mattis a cependant souligné que les Etat-Unis ne recherchaient pas « l’anéantissement total » de la Corée du Nord.

– ‘Capacités nucléaires’ –

Quelques heures après l’avertissement lancé par le général Mattis, la Maison Blanche a mentionné, dans son compte rendu de l’entretien téléphonique intervenu entre MM. Trump et Abe après l’essai nord-coréen, que les Etats-Unis n’excluaient pas d’utiliser leurs forces nucléaires pour riposter à une éventuelle menace.

« Le président Trump a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à défendre notre patrie, nos territoires et nos alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons », selon le communiqué.

Le régime nord-coréen a publié dimanche, avant l’essai nucléaire, des photos montrant son dirigeant Kim Jong-Un en train d’inspecter un engin présenté comme une bombe H (bombe à hydrogène ou thermonucléaire) miniaturisée pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime.

– Option militaire risquée –

M. Trump, qui a dénoncé « des actions dangereuses pour les Etats-Unis », a laissé planer le doute sur ses intentions. A un journaliste qui lui demandait s’il envisageait une réponse militaire, le président américain a répondu: « Nous verrons ».

« La Corée du Sud s’aperçoit, comme je le leur ai dit, que leur discours d’apaisement avec la Corée du Nord ne fonctionnera pas, ils ne comprennent qu’une chose! », a lancé M. Trump sur Twitter à l’intention de son homologue sud-coréen Moon Jae-In, partisan d’un dialogue avec le régime de Kim Jong-Un.

Les experts estiment que l’option militaire contre le régime de Kim Jong-Un est extrêmement risquée, car elle pourrait provoquer une réaction en chaîne et un grave conflit régional.

En réponse à l’essai nord-coréen, la Corée du Sud a mené lundi un exercice militaire impliquant des missiles balistiques, a rapporté l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

L’exercice a simulé une attaque sur le polygone d’essais nord-coréen, touchant « des cibles choisies dans la mer de l’Est » ou mer du Japon, a indiqué l’agence, citant l’état-major interarmes.

Un quotidien sud-coréen, le Donga Ilbo, a exhorté lundi les autorités de Séoul à se doter de l’arme atomique et à ne plus dépendre des Etats-Unis pour la sécurité du pays. « Au moment où des armes nucléaires sont agitées au-dessus de nos têtes, nous ne pouvons pas toujours dépendre du parapluie nucléaire et de la dissuasion américaine », a déclaré le journal dans un éditorial.

– Cinq à six fois supérieure –

Principal allié de Pyongyang, la Chine a « condamné vigoureusement » la nouvelle provocation nord-coréenne. Elle a également entrepris des contrôles de radiations nucléaires à sa frontière avec la Corée du Nord.

Pyongyang n’a jamais caché que ses programmes interdits avaient pour but de mettre au point des missiles balistiques intercontinentaux capables de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Selon des spécialistes sud-coréens, la puissance du tir de dimanche était cinq à six fois supérieure à celle du précédent essai nord-coréen, effectué en septembre 2016 et qui était de 10 kilotonnes.

Quelle que soit la puissance de la déflagration, Jeffrey Lewis, du site armscontrolwonk.com, a estimé qu’il s’agissait bien d’une arme thermonucléaire, ce qui constitue un progrès notoire dans les programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Pour Koo Kab-Woo, spécialiste de la Corée du Nord à l’Université de Seoul, « la Corée du Nord continuera son programme d’armes nucléaires à moins que les Etats-Unis ne proposent des discussions ».

LNT avec AFP

https://lnt.ma/washington-menace-pyongyang-dune-reponse-militaire-massive/

Les menaces des USA ont mené Pyongyang à sa pleine aptitude au combat

Julian Assange

Les menaces des USA ont mené Pyongyang à sa pleine aptitude au combat

© AP Photo/ Kirsty Wigglesworth

International

21:08 03.09.2017(mis à jour 02:18 04.09.2017) URL courte
103415491

Julian Assange estime que Washington a poussé la Corée du Nord à sophistiquer son programme de missiles et arriver à la pleine aptitude opérationnelle.

Le fondateur du site lanceur d’alerte WikiLeaks, Julian Assange, estime que ce sont les «menaces américaines» qui ont mené la Corée du Nord à sa pleine aptitude opérationnelle et ont dopé le programme de missiles de ce pays.

«Les menaces constantes des États-Unis à l’encontre de la Corée du Nord l’ont menée à sa pleine aptitude opérationnelle, renforçant ses conceptions scientifiques dans le domaine des missiles, son unité et son soutien au régime», a-t-il indiqué sur son compte Twitter.

​Et de souligner que les peuples coréens étaient d’ores et déjà laborieux, intelligents et fidèles aux traditions. Or, face aux menaces et à la concurrence, son efficacité croît.

​La Corée du Nord a affirmé avoir procédé «avec un succès parfait», dimanche, à l’essai souterrain d’une bombe à hydrogène capable d’être transportée par un missile balistique intercontinental. Il s’agit du sixième essai mené par la Corée du Nord depuis 2006.Le test a provoqué deux secousses de magnitude 6,3 et 4,6 respectivement. L’agence météorologique du Japon (JMA) a par la suite indiqué que celles-ci étaient d’une puissance au moins 10 fois supérieure à celle du dernier essai nucléaire nord-coréen mené l’an passé.

https://fr.sputniknews.com/international/201709031032898653-coree-usa-programme-nuclaire/

DIRECT. Essai nucléaire nord-coréen : la Corée du Nord est « dangereuse » pour les Etats-Unis, juge Donald Trump

DIRECT. Essai nucléaire nord-coréen : la Corée du Nord est « dangereuse » pour les Etats-Unis, juge Donald Trump

La Corée du Nord affirme être parvenue à développer une nouvelle arme nucléaire dotée d’une « grande capacité destructrice ».

Le président américain Donald Trump, le 2 septembre 2017, au camp militaire d\'Ellington Field, prè de la ville de Houston au Texas. 
Le président américain Donald Trump, le 2 septembre 2017, au camp militaire d’Ellington Field, prè de la ville de Houston au Texas.  (NICHOLAS KAMM / AFP)

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Violaine JaussentPierre GodonFrance Télévisions

Mis à jour le 03/09/2017 | 17:32
publié le 03/09/2017 | 09:18

Ce qu’il faut savoirLa Corée du Nord a affirmé avoir procédé « avec un succès parfait », dimanche 3 septembre, à l’essai souterrain d’une bombe à hydrogène capable d’être transportée par un missile balistique intercontinental, a indiqué la télévision nord-coréenne. Le président français a condamné ce test « avec la plus grande vigueur » et appelé la communauté internationale à réagir à « cette nouvelle provocation avec la plus grande fermeté ». Suivez les réactions à cet essai dans notre direct.

Une forte secousse. L’essai a provoqué un séisme d’une magnitude de 6,3, enregistré à 5h30 (heure de Paris) par l’institut américain de sismologie USGS. Cette magnitude laisse supposer que cet essai est d’une puissance inédite.

Une explosion « cinq à six fois plus puissante » qu’en 2016. « L’échelle de l’énergie était de cinq à six fois plus puissante que lors du cinquième essai nucléaire », a déclaré le chef de l’administration météorologique sud-coréenne.

 Le coulpe franco-allemand hausse le ton. Angela Merkel et Emmanuel Macron se disent favorables à « un durcissement » des sanctions de l’Union européenne contre la Corée du Nord.

Quelle réaction américaine ? L’essai nucléaire auquel a procédé la Corée du Nord prouve que le pays est « dangereux » pour les Etats-Unis, a jugé Donald Trump sur Twitter. Il a aussi affirmé qu’une politique d’« apaisement » envers la Corée du Nord « ne fonctionnera pas ».

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #COREE_DU_NORD

17h32 : Le président chinois, Xi Jinping, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont exprimé leur souhait de « répondre de manière appropriée » à l’essai nucléaire auquel a procédé la Corée du Nord. Un ton moins virulent que celui utilisé par les Etats-Unis ou les Européens.

17h27 : J’ai l’impression que les Etats ne font rien pour contrer la Coree du nord puisque nous sommes au sixieme essai nucléaire. Combien de temps cela va-t-il durer ?

17h26 : A mon avis, le problème vient de la Chine qui joue un double-jeu avec la communauté internationale . Je suis sûr que si le président chinois haussait vraiment le ton avec Kim-Jong-Un ça changerait tout .

17h26 : Dans les commentaires, vous êtes nombreux à jouer les géopolitologues sur la crise nord-coréenne.

17h24 : @Véronique Là, vous me posez une question un peu vaste pour une réponse en quelques lignes. Effectivement, l’approche des Jeux d’hiver, qui se déroulent au nord de la Corée du Sud (près de la frontière donc) peut entraîner un accroissement des tensions et un renforcement de la sécurité. Au départ, les organisateurs avaient pourtant proposé à leurs voisins du nord d’organiser quelques épreuves, proposition finalement déclinée.

17h22 : Bonjour, Dans un tel contexte n’est-il pas inquiétant que les prochains jeux olympiques d’hiver se déroulent en Corée du Sud ?Est-ce que le régime nord Coréen ne risque pas de profiter d’un tel événement pour mettre en avant sa puissance de frappe ?

17h09 : @blueAngel Il n’est pas à l’ordre du jour de balancer une bombe nucléaire sur Pyongyang. En revanche, la Corée du Sud a fait savoir qu’elle envisageait de déployer les armes tactiques américaines les plus puissantes à la frontière pour répondre à toute provocation du régime de Kim Jong-un. C’est-à-dire des bombes A ou H de portée réduite, utilisables sur un champ de bataille.

17h05 : En combien de temps les Etats-Unis pourraient déclencher le feu nucléaire sur la Corée du Nord ? Ont ils de telles armes au Japon ou en Corée du Sud ?

17h16 : @Capmed L’essai nucléaire a eu lieu dans la base souterraine de Punggye-ri, située au nord-est du pays, et dont on ne sait pas grand chose si ce n’est que trois tunnels creusés dans la montagne y mènent. Selon les sismologues chinois, le séisme causé après l’explosion, mesuré à une magnitude de 4,6 sur l’échelle de Richter, pourrait avoir entraîné un effondrement de la roche située au-dessus du lieu de l’explosion.

16h57 : Bonjour, une question concernant l’essai nucléaire de la Corée du Nord : s’agissait-il d’un essai aérien ou sous terrain ? Car outre les tensions diplomatiques qui vont en découler, un essai aérien aura forcément des conséquences radioactives localement aussi bien pour les Russes que les Chinois ! Merci de m’apporter cette précision.

16h36 : @anonyme Les sanctions évoquées par Donald Trump auront d’abord un volet économique. Le président américain sous-entend que ceux qui commercent avec la Corée du Nord ne pourront plus exporter aux Etats-Unis. Mais on peut aussi attendre une réponse sur un autre volet, car Trump a estimé que la politique d’apaisement avec Pyongyang s’était soldée par un échec.

16h34 : Quelles types de sanctions peuvent prendre les USA contre la Corée du Nord?

15h40 : @anonyme : Et non ! Les bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient des bombes A comme atomique. En guise de comparaison, la bombe H la plus puissante, testée par les Soviétiques en 1961, était près de 4 000 fois plus puissante que la bombe A lâchée par les Américains sur Hiroshima en 1945.

15h29 : Hiroshima ce n était pas une bombe H?

15h25 : En parallèle, le président américain, Donald Trump, va réunir dans la journée son équipe de sécurité nationale après l’annonce d’un nouveau test nucléaire mené par la Corée du Nord.

15h20 : Les Etats-Unis vont préparer de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, annonce le département du Trésor.

14h05 : Bonjour @Milo. Difficile de répondre à cette question. Mais sachez que la Chine a déclenché un plan d’urgence pour contrôler le niveau des radiations le long de sa frontière avec la Corée du Nord, dès 5h45 heure française, soit peu après l’essai nucléaire.

14h05 : Bonjour franceinfo: Y a-t-il des risques sanitaires (radiations ?) pour les populations a proximité des sites de tests nucléaires nord-coréens, voire pour les pays voisins ?Merci !

14h10 : La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, se sont appelés après le nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord. Ils ont jugé que « la dernière provocation en date du dirigeant à Pyongyang a atteint une nouvelle dimension » et ils sont tous les deux favorables à « un durcissement » des sanctions de l’Union européenne.

14h09 : C’est la présentatrice favorite de la Corée du Nord qui a repris du service pour annoncer avec fierté que son pays était en possession de la bombe H. Ri Chun-hee, présentatrice chevronnée septuagénaire, est là pour chaque événement majeur. C’est elle qui avait été choisie pour annoncer aux fidèles téléspectateurs la mort de Kim Jong-il en 2011.

(KCTV / AFP)

13h54 : « La Corée du Nord est un Etat voyou devenu une grande menace et une gêne pour la Chine, qui essaie d’aider mais ne rencontre que peu de succès », poursuit Donald Trump. Il juge également avec sévérité les discussions menées par la Corée du Sud avec son voisin du Nord et estime qu’une politique d’« apaisement » envers la Corée du Nord « ne fonctionnera pas ».

13h43 : Les actions de la Corée du Nord sont « très hostiles et dangereuses pour les Etats-Unis », réagit sur son compte Twitter le président américain Donald Trump, après le sixième essai nucléaire de la Corée du Nord.

12h07 : De quel droit pourrions-nous interdire à un pays de disposer de la bombe nucléaire alors que nous-même nous en avons une?

12h15 : Bonjour @cool. Oui la France, tout comme les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni et Chine, possède cette bombe H. Mais aucun pays n’a, à ce jour, utilisé sa bombe en dehors de tirs d’essai, comme nous l’expliquons dans cet article.

12h06 : Bonjour.Je voulais savoir si la France aussi possède ce genres de bombes ?

11h11 : « La communauté internationale doit traiter cette nouvelle provocation avec la plus grande fermeté, afin d’amener la Corée du Nord à reprendre sans condition la voie du dialogue et à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaires et balistiques. »

Dans ce communiqué diffusé par l’Elysée, le président français interpelle la communauté internationale, mais souhaite également une réaction unie et claire de l’Union européenne.

11h06 : Emmanuel Macron condamne le sixième essai nucléaire nord-coréen et appelle les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies « à réagir rapidement à cette nouvelle violation par la Corée du Nord du droit international« .

11h04 : Bonjour @anonyme. Si si, les habitants de Vladivostok, ville située à environ 130 km de la frontière avec la Corée du Nord, se sont exprimés. Ils ont fait état de secousses d’intensité moyenne. « Aucun dépassement des radiations d’arrière-plan n’a été détecté sur le territoire de la région de Primorski. La situation des radiations reste stable » et « le niveau dans la région reste dans la fourchette normale », a déclaré le service local de contrôle Primgidromet, situé à côté de Vladivostok.

10h59 : Bonjour.Les russes de la région de Vladivostok ne réagissent pas, au moins en déclarations verbales. Pourquoi ? Ils ne sont pas si loin si un avion civile, par exemple, décollait de ce coin de Russie… Le missile qui a survolé le Japon en est la preuve…

10h54 : De son côté, Moscou « condamne de la manière la plus forte » l’essai nucléaire nord-coréen.

10h50 : Cet essai nucléaire nord-coréen est « extrêmement regrettable », estime l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

10h47 : La Corée du Nord a réalisé son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, affirmant avoir testé une bombe à hydrogène. Mais qu’est-ce qu’une bombe H ? Des bombes H ont-elles déjà été testées ? La Corée du Nord a-t-elle vraiment testé une bombe H ? Franceinfo vous présente cette bombe et les enjeux de cet essai en trois questions.

09h53 : Les voisins de la Corée du Nord réagissent au nouvel essai nucléaire du pays. Le président sud-coréen demande « la punition la plus forte » contre Pyongyang, tandis que Pékin « condamne vigoureusement » ce nouveau test.

09h56 : Bonjour @anonyme @Hub’ et @Anonyme. Pour l’instant, aucune réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’est convoquée, mais si tel est le cas je vous en informerai. Il y a effectivement eu ce type de réunion mardi, lorsque Pyongyang a lancé un nouveau missile, cette fois au-dessus du Japon. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait alors condamné « fermement » le tir mais n’avait pas prononcé de sanctions.

L’ONU garde cette possibilité en réserve selon des sources diplomatiques. La dernière salve de sanctions décidées par l’ONU remonte au 5 août et il avait fallu un mois pour aboutir à une résolution votée à l’unanimité.

09h49 : Bonjour à vous, concernant le tir de la Corée du Nord pourquoi l’onu ne sanctionne pas plus durement ce pays ?

09h49 : Bonjour Violaine. L’ONU a-t-elle encore condamné « fermement » 😂😂😂 ce nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord…. ?

09h49 : Bonjour. Une nouvelle réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU est elle prévue pour la Corée du Nord ? Merci. Bon dimanche a vous

09h05 : Un peu plus tôt, le gouvernement japonais a accusé Pyongyang d’avoir mené un sixième essai nucléaire, après que des agences géologiques ont enregistré une « explosion » de magnitude 6,3 près de son principal site de tests atomiques.

09h03 : La Corée du Nord affirme avoir testé avec succès une bombe H capable d’être montée sur un missile à longue portée.