Du Sahel à la zone guinéenne ou à la région péri-tchadique, l’ouest africain est en crise :

Editorial de Bernard Lugan

Du Sahel à la zone guinéenne ou à la région péri-tchadique, l’ouest africain est en crise :

– Au Mali où la question nord-sud n’a pas été réglée et où l’islamisme est d’abord la surinfection d’une plaie ethnique, les attentats se multiplient et le chaos menace, s’étendant au centre du pays et débordant sur le Burkina Faso. En plus de ses propres crises, le Niger subit les conséquences des conflits malien et libyen. Quant au Tchad, il est saigné par la perte de ses revenus pétroliers, ce qui y réveille les vieux démons…

– Plus au sud, la Guinée risque de voir renaître ses oppositions ethniques à la faveur du prochain scrutin présidentiel, cependant que la Côte d’Ivoire ne parvient toujours pas à surmonter ses divisions.

– Dans le golfe de Guinée, le Nigeria est en pleine incertitude avec un président malade qui ne dirige plus un pays devenant peu à peu une sorte de bateau-ivre. En dépit de ses problèmes linguistiques, le Cameroun connaît un calme relatif avant la tempête qui risque de s’abattre sur lui à l’occasion de la campagne présidentielle de 2018.

Dans tous ces pays la « communauté internationale » (lire les Occidentaux), a imposé des élections en postulant qu’elles allaient y régler les crises. Sans tenir compte des leçons du passé et sans remettre en cause leur credo philosophique, les dirigeants des pays du Nord continuent de parler de « bonne gouvernance » et de démocratisation. Tétanisés par les dogmes qui les corsètent, ils nient ou ils refusent de prendre en compte les grandes réalités qui sont pourtant au cœur des problèmes africains : nous sommes en effet face à des sociétés communautaires et enracinées alors que le démocratisme est une idéologie individualiste, universaliste et hors sol.

Comment, dans ces conditions, prétendre que la démocratisation pourra ramener un semblant de stabilité dans des pays où le système du « One man, one vote » débouche sur l’ethno-mathématique, à savoir le triomphe automatique des représentants des ethnies les plus nombreuses, les plus prolifiques ?

Dans les Afriques où la criante nécessité d’Etats forts est une évidence, l’impératif démocratique décrété à la Baule par le président François Mitterrand le 20 juin 1990 a eu des conséquences désastreuses dont nous n’avons fini de mesurer les dégâts. Le multipartisme y a en effet affaibli des Etats en gestation et réveillé les luttes de pouvoir à travers des partis qui ne sont, dans leur immense majorité, que des habillages ethniques.

C’est pourquoi il importe de permettre à l’Afrique de reprendre au plus vite ce « raccourci autoritaire » qui traumatise tant les démocrates européens, mais qui, seul, est peut-être susceptible, un jour, de provoquer une coagulation nationale[1].

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique. Le Rocher, 2015.

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http://bernardlugan.blogspot.fr/

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Le pétrole ouvre en hausse à New York à 52,55 dollars le baril

Le pétrole ouvre en hausse à New York à 52,55 dollars le baril

New York (awp/afp) – Le prix du baril de pétrole a ouvert en hausse à New York mercredi, toujours sous l’influence des tensions géopolitiques au Kurdistan et de la publication la veille des stocks de brut aux Etats-Unis.

A 13H00 GMT le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, avançait de 41 cents à 52,55 dollars le baril sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

alb/jum/aro

(AWP / 28.09.2017 15h08)

 

https://www.romandie.com/news/Le-petrole-ouvre-en-hausse-a-New-York-a-52-55-dollars-le-baril/847625.rom

La Russie et les USA sont-ils en guerre ?

La Russie et les USA sont-ils en guerre ?

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La Russie et les USA sont-ils en guerre ?

Les événements militaires se sont précipités en Syrie, avec le franchissement de l’Euphrate par l’armée syrienne qui tient désormais 85% du territoire nationale alors qu’elle en avait été réduite largement à moins de 50% aux pires moments du conflit. De victoires tactiques en victoires tactiques depuis l’intervention russe, on en est arrivé à un événement stratégique. Il était admis que les Russes s’arrêteraient à l’Euphrate, limites de la Syrie orientale sous influence US, si l’entente tacite avec les USA se concrétisait ; cela n’est pas le cas, les USA ayant poursuivi une politique chaotique, marquée par un décalage complet entre les intentions politiques d’entente sporadiquement affirmées et un comportement sur le terrain toujours aussi hostile au gouvernement syrien. La confusion et le morcellement des pouvoirs expliquent en partie cela, l’entraînement de la politiqueSystème avec sa tendance expansionniste-belliciste faisant le reste.

Le résultat, avec le redressement syrien, a été une série de revers des divers proxies US, et donc des forces US elles-mêmes jusqu’à l’événement du franchissement de l’Euphrate qui inaugure une nouvelle situation stratégique. Adam Gurrie, dont nous reprenons ci-dessous le texte (le 26 septembre 2017 dans TheDuran.com), explique bien la situation générale en Syrie où l’on arrive à un point crucial, et notamment par la succession des revers US en Syrie par ce constat :

« Dans ce sens, alors que la situation est plus dangereuse que jamais avec la possibilité d’une confrontation directe entre les USA et la Russie sur le terrain, l’orientation générale montre que ce sont les USA qui perdent continuellement du terrain. Les USA sont passés d’une politique de “regime change” brutal [à Damas], à une politique de “regime change” en douceur, à une politique de maintien d’une semi-occupation permanente de la Syrie orientale sans “regime change“ à Damas, à l’actuelle situation où ils en arrivent à se trouver débordés par la Syrie et la Russie dans leurs positions en Syrie orientale. »

Adam Gurrie offre une analogie historique intéressante avec l’évolution de la guerre de Corée de 1950, sauf pour la phase initiale et en s’en tenant à la phase du redressement US et sud-coréen de l’automne de 1950 jusqu’à l’intervention chinoise qui renversa complètement le sort de l’offensive réussie de MacArthur, avec le débarquement d’Inchon et le franchissement du Yalu (38ème parallèle). Dans cette analogie de phase qui ne vaut certes que pour la situation militaire exprimée symboliquement, les Syriens tiennent le rôle des Nord-Coréens et les Russes celui des Chinois.

« De la même façon que l’offensive du printemps 1951 durant la Guerre de Corée, qui repoussa les troupes US et des alliés en-deçà du 38ème parallèle, l’offensive syro-russe sur Dei ez-Zor pourrait piéger les forces US et les obliger à abandonner l’essentiel de la Syrie orientale jusqu’à la frontière irakienne.

» Avec 85% du territoire d’ores et déjà sous le contrôle du gouvernement, une victoire symbolique pour la Syrie est en train de se dessiner. La question tactique est de savoir jusqu’où les USA et les divers groupes qu’ils contrôlent sont prêts à figurer dans la bataille et quelles pertes ils peuvent accepter de subir. La question fondamentale n’est donc plus de savoir si les USA sont en guerre avec la Russie en Syrie, mais bien de savoir comment les USA répondront à leur revers inévitable. »

Comme l’on sait, la contre-offensive chinoise du printemps 1951 se termina par une stabilisation et une guerre d’usure jusqu’aux accords de Pan Mun-Jon de cessez-le-feu, mais non sans l’épisode dramatique de la disgrâce de MacArthur. Ce n’est pas tant le revers du printemps qui motiva la décision de Truman, que l’insubordination de son commandant-en-chef de théâtre qui insistait furieusement et quasi-publiquement pour utiliser l’arme nucléaire contre la Chine. Il y a là, bien entendu, au niveau du symbole, une situation qui fait mesurer toute la force de l’enjeu actuellement déployé en Syrie entre la Russie et les USA. Certains commentateurs se montrent à cet égard extrêmement inquiets, craignant le pire (un affrontement direct entre les USA et la Russie), parfois pour certains (le Saker US) dans des conditions désavantageuses pour la Russie qui ne nous paraissent pas nécessairement justifiées au regard des performances générales US, et de la confusion extraordinaire qui caractérise la situation du pouvoir à “D.C.-la-folle”.

Ce qui apparaît significatif, par contre, c’est le changement de la politique militaire russe en Syrie, passant d’un soutien conditionnel (conditionné par la pseudo-entente tacite avec les USA) à un soutien clairement affirmé. Ce changement de politique a aussitôt été acté sur le terrain par une intervention massive et un engagement logistique sans retenue des Russes pour faciliter radicalement le franchissement de l’Euphrate et l’installation d’une tête de pont de l’armée syrienne sur la rive orientale. (Garrie : « Malgré des attaques constantes de Daesh, les ingénieurs militaires russes ont construit un pont sur l’Euphrate à Deir ez-Zor, capable de permettre le passage de 8.000 véhicules par jour, y compris des camions lourds et des chars. […] […C]ette construction très rapide d’un tel ouvrage sur ce fleuve est justement appréciée comme une performance technique remarquables effectuée dans des conditions exécrables… »)

Notre point de vue est qu’il s’agit là, outre les conditions opérationnelles spécifiques, du résultat de l’évolution de la direction russe, et Poutine très explicitement, vis-à-vis de la direction et de la politique US, – ce que nous avions désigné comme « Le mépris de Poutine pour les USA-houligans ». Cela implique effectivement un risque d’affrontement direct entre la Russie et les USA, notamment à la lumière de l’avertissement donné officiellement par les Russes aux forces US contre tout engagement des secondes contre les premiers, le 21 septembre. (DEBKAFile, qui n’est pas optimiste ni pour la position US, ni pour la position israélienne, juge cet avertissement russe comme d’une exceptionnelle gravité : « Une menace d’une telle fermeté n’a plus été lancée au Moyen-Orient depuis des décennies. Il faut, pour retrouver l’équivalent, remonter à l’avertissement de Moscou à Israël en 1956 de cesser immédiatement l’invasion du Sinaï, ou sinon… »)

Il y a donc de quoi alimenter toutes les préoccupations possibles, une fois de plus et une fois encore plus proche que tout ce qui a précédé de la possibilité ultime. Cela doit nous conduire à d’autant plus précisément remarquer qu’un tel moment paroxystique est aujourd’hui inévitable dans nombre de cas, comme ici en Syrie, à cause du désordre et de la confusion extraordinaires caractérisant les spasmes du géant américaniste en cours d’effondrement et aujourd’hui fort préoccupé par le football américain. On ne peut écarter ad vitam aeternam l’épreuve du nœud gordien.

Ce qui est également remarquable est que cette situation en Syrie se déroule, sinon dans l’indifférence générale, du moins dans une assez grande discrétion ; et nous ne voyons pas dans cela une volonté de dissimulation, une manipulation ou quelque chose du genre, mais bien la conséquence de la situation de désordre chaotique où de tels pics paroxystiques sont, pourrait-on dire, du business as usual (pour ne pas dire politics as usual, qui serait alors mieux rendu par disorder as usual).

Les événements se passent de toutes les façons de notre attention et de notre intérêt, encore plus de notre consentement. Ils se manifestent à leur seule discrétion. Nous sommes suffisamment occupés par nos querelles sociétales, notre dynamisme à nous auto-congratuler de la perfection du simulacre de la postmodernité globalisée, notre constante fascination pour la place centrale que sapiens sapiens occupe dans l’édification de l’œuvre constructive de la destruction du monde.

dedefensa.org

http://www.dedefensa.org/article/la-russie-et-les-usa-sont-ils-en-guerre

Le Pentagone (4/10) – Les preuves visuelles

Plan de l’étude sur le Pentagone :

    1. L’incroyable bêtise
    2. Le crash – L’incendie

 

  1. Les dégâts
  2. Les témoignages et les preuves visuelles
  3. Les preuves physiques 1
  4. Les preuves physiques 2
  5. Les débris 1
  6. Les débris 2
  7. Le pilotage
  8. Les victimes

6. Les preuves visuelles

6-1. Les témoins

Il existe plus de 130 témoignages visuels, qui confirment que l’avion était effectivement là, qu’il volait très bas et qu’il a bien explosé sur le Pentagone.

Il faut dire qu’il avait ce jour-là beaucoup de circulation sur l’autoroute située à 150 mètres du bâtiment et survolée par l’avion.

Vous pouvez d’ailleurs retrouver tous les témoignages (en anglais) sur ce premier lien et sur ce deuxième lien et sur ce troisième lien.

Dans son livre L’effroyable mensonge, Guillaume Dasquier en reprend un qu’il a obtenu directement :

Nous avons progressé de manière contradictoire, à charge et à décharge, en recherchant des individus qui avaient vu le Boeing d’American Airlines foncer sur le Pentagone, mais aussi en recherchant des individus qui auraient vu un missile se précipiter sur le bâtiment ou toute autre manifestation de nature à infirmer la présence du Boeing à cet endroit-là.

Premier constat : nous n’avons identifié aucune personne, s’exprimant en son nom propre ou sous le sceau de l’anonymat, qui déclare avoir vu un missile ou tout autre explosif provoquer la déflagration contre la façade du Pentagone. Second constat : nous avons pu constituer une première liste de témoins oculaires affirmant qu’un Boeing s’est bien précipité contre le Pentagone ce 11 septembre au matin. Nos contacts personnels à Washington, la consultation de la presse locale écrite et télévisée des 11 et 12 septembre ont permis en l’espace de trois jours de répertorier dix-huit personnes, vivant dans la région d’Arlington ou à Washington, et facilement joignables en consultant les annuaires locaux. Il s’agit des personnes suivantes, qui décrivent toutes, avec de nombreuses similitudes, la trajectoire de l’avion avant l’impact contre le Pentagone :

Alfred Regnery, arrivé en voiture depuis le pont sur la rivière Potomac ;
Allen Cleveland, piéton sortant du métro ;
D. S. Khavkin : elle et son mari vivent au huitième étage d’un immeuble qui fait face au Pentagone ; depuis leur balcon, ils ont assisté aux derniers instants du vol du Boeing sur le bâtiment ;
Paul Coleridge, qui se trouvait sur le Wilson Bridge quand il a vu l’avion ;
Pam Bradley, automobiliste ;
Joel Sucherman, journaliste, piéton ;
Fred Gaskins, automobiliste ;
Aydan Kizildrgli, piéton ;
Omar Campo, piéton, employé à l’entretien des pelouses, a vu l’avion passer au-dessus de sa tête et heurter le Pentagone ;
Afework Ragos, automobiliste, programmateur informatique ;
Mike Walter, piéton ;
Tim Timmerman, automobiliste et pilote de ligne ;
Steve Eiden, automobiliste ;
Elaine McCusker, automobiliste, employée à l’Université de Washington ;
Stephen McGraw, passager en voiture ;
Steve Anderson, du journal USA Today, a assisté aux derniers instants du vol 77 depuis son bureau, au dix-neuvième étage d’une tour à Arlington ;
James Robbins, journaliste à National Review.

Dans le cas présent, interroger de manière détaillée certains témoins présentait une difficulté de principe : puisque le Pentagone abrite près de 23 000 employés du ministère de la Défense, une partie non négligeable des témoins présents dans l’environnement de la bâtisse, le 11 septembre au matin, appartenaient au personnel de cette administration. Or, comme Thierry Meyssan juge que tous ces fonctionnaires sont peu ou prou complices, il semblait d’autant plus objectif – et magnanime – de s’entretenir avec un homme ou une femme, témoin oculaire, qui ne porte pas l’uniforme.

John 0’Keefe fait partie de ceux-là. Ce jeune homme de vingt-six ans travaille dans l’entreprise de presse Legal Times, et coordonne le travail éditorial d’une partie des titres publiés par la société, en particulier le bimensuel Influence. Ce dernier suit l’actualité du lobbying, c’est-à-dire des groupes de pression industriels et des cabinets qui les représentent. Il consacre régulièrement des articles d’enquête aux liens entre l’administration Bush et les groupes de pression de l’industrie du pétrole ou du tabac – du vrai journalisme d’investigation, sans accusations à l’emporte-pièce et ciselé. Donc, a priori, rien qui place John O’Keefe au nombre des représentants zélés du parti républicain, de l’armée ou du complexe militaro-industriel. John 0’Keefe vit dans la ville d’Alexandria, dans l’État de Virginie, à une quinzaine de minutes en voiture d’Arlington, près de laquelle il passe chaque matin et chaque soir pour se rendre à son bureau, situé un peu plus loin, dans le quartier nord-ouest de Washington, sur M Street.

Voici le témoignage écrit et signé qu’il nous a livré : « Ce matin-là, comme d’habitude, je me préparais pour aller travailler tout en écoutant la radio. Peu avant 9 heures, l’animateur à la radio a annoncé qu’un avion venait de s’écraser sur le World Trade Center. À cet instant, comme beaucoup de gens je crois, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un petit appareil [de la catégorie des avions d’affaires privés très répandus aux États- Unis], mais j’ai éteint la radio pour allumer la télé sur l’émission Good Morning America [la grande émission d’information du matin diffusée sur ABC News], où j’ai découvert ce qui se passait.

« Je continuais à m’habiller tout en regardant la télé et là j’ai vu l’avion toucher la seconde tour. Je me souviens avoir eu le souffle coupé par le spectacle de l’explosion. L’autre chose dont je me souviens c’est que le téléphone a sonné à cet instant ; c’était une collègue, qui était au travail et s’inquiétait : “Penses-tu que nous sommes en sécurité ici ?” m’a-t-elle demandé. Je lui ai assuré que nous l’étions, lui expliquant que ça ne concernait que New York. Nous avons parlé un court instant, puis je lui ai dit que je partais pour venir au bureau. Il était 9 h 20.

« J’habite à environ dix-quinze minutes du Pentagone, à Alexandria, et dans mes navettes quotidiennes pour aller travailler je dois passer près de la façade ouest du bâtiment. La circulation était très ralentie sur l’autoroute ce matin-là, peut-être parce que tout le monde écoutait la radio. Pour ma part, j’écoutais la radio d’information continue WTOP. J’ai décidé de quitter l’autoroute et d’emprunter une longue bretelle menant à une route qui me permettait de contourner le Pentagone. Puis, je me souviens que je me suis arrêté à un stop. Je venais juste d’entendre à la radio que le National Airport [le Reagan National Airport, aéroport pour les lignes régulières, situé à proximité du Pentagone] venait de fermer au trafic aérien, sauf pour les vols en cours d’arrivée.

« Là, soudain, arrivant de mon côté gauche – j’ignore si je l’ai d’abord vu ou entendu – un avion de couleur argentée est passé [les appareils des lignes American Airlines se distinguent aisément à la partie de leur carlingue recouverte d’une peinture argentée]. Je suis habitué à voir des avions voler à basse altitude dans cette zone, car nous sommes vraiment à un mile ou deux [1 mile = 1,6 km] du National Airport. Mais là, il semblait voler trop bas et filer dans une mauvaise direction. Je me rappelle que je me suis dit qu’il ne pourrait jamais rejoindre l’aéroport dans ces conditions.

« Jusqu’à ce que je réalise qu’il entrait en collision avec le Pentagone. Il est arrivé en descente, en passant. Au-dessus de l’autoroute, sur ma gauche, et est passé devant ma voiture. L’avion ne volait pas en piqué. Il paraissait sous contrôle et voler comme un appareil sur le point d’atterrir. Ça s’est déroulé très vite et très près de moi, mais j’ai clairement vu le nom et le logo American Airlines sur l’avion. Il y a eu une explosion géante, avec des flammes orange qui sortaient du Pentagone. J’ai pensé que la route devant moi allait être détruite. Puis tout devint noir, il y eut juste une épaisse fumée noire ».

En voici d’autres :

Steve Anderson

Je fus témoin de la frappe de l’avion sur le Pentagone le 11 septembre.

De mon travail, au 19eme étage de l’immeuble d’USA TODAY à Arlington, en Virginie, j’ai vue sur le cimetière d’Arlington, sur Crystal City, sur le Pentagone, sur l’aéroport national et sur la rivière Potomac…

Juste après avoir regardé la seconde tragédie à la télé, j’ai entendu des moteurs dépasser notre immeuble, ce qui est habituel car il se trouve tout proche de l’aéroport. Pourtant, il me semblait que l’aéroport était fermé. Je me suis dit que c’était un avion qui venait pour atterrir. Un court instant plus tard, alors que je regardais vers mon bureau, l’avion a attiré mon regard.

Je n’ai pas compris tout de suite. Je me suis dit que je ne pouvais pas croire que le pilote volait si bas. Soudain, j’ai compris ce qui allait arriver. Je vis avec effroi l’avion voler au niveau des arbres, penché légèrement sur la gauche, enfoncer son aile dans le sol et s’écraser dans le mur ouest du Pentagone en explosant dans une gigantesque boule de feu orange. Ensuite de la fumée noire. Et ensuite de la fumée blanche.

Ancien élève de la James Madison University, 1er octobre 2001 – Source

Deb Anlauf

Comme des millions de gens de cette nation en état de choc, Deb Anlauf passa son mardi matin scotché à sa télé, regardant avec incrédulité les volutes de fumée s’élevant du World Trade Center de New York City.

C’est alors qu’à 8h40 CDT, ce matin-là, la plus grande opération terroriste de toute l’histoire des Etats-Unis frappa tout proche de la résidence d’Anlauf et de son mari Jeff. Le couple, qui avait déménagé de Colfax en Australie quatre mois plus tôt se trouvait au Sheraton National Hotel à Arlington en Virginie, à moins de deux rues du Pentagone, quand Deb Anlauf vit “une chose qu’elle n’aurait jamais pensé voir”.

Peu avant 9h30, Anlauf regardait la couverture tv des incendies du World Trade Center quand elle décida de retourner à sa chambre située dans une autre partie de l’hôtel, au 14ème étage. Une fois dans sa chambre, elle entendit un “fort vrombissement” et elle regarda par la fenêtre pour voir ce qui se passait.

“Soudain, j’ai vu cet avion juste devant ma fenêtre” déclara Anlauf pendant un entretien téléphonique passé de sa chambre d’hôtel ce matin-là. “C’était comme si je pouvais le touché, il était si proche. C’était tellement surréaliste.”

“Ensuite, il passa droit devant l’endroit où nous nous trouvions et vola directement sur le Pentagone. Ce ne fut plus qu’une énorme boule de feu qui se cracha dans le mur (du Pentagone). Quand il le heurta, l’hôtel entier trembla.

Leader-Telegram, 12 september 2001

Stuart Artman

En tant qu’officier de l’armée, Stuart Artman raconta qu’il avait vu le résultat des attaques terroristes en Somalie, au Honduras et au Nicaragua. Ce mardi, il vit directement une attaque de ses propres yeux.

Artman, aujourd’hui lieutenant-colonel dans l’armée de réserve et ingénieur pour la ville de Winter Haven, participait alors à une conférence à Washington.

Aux alentours de 9h45, alors qu’il marchait avec un ami près du Washington Monument, il vit un avion voler bas au-dessus de la ville. Ça ne sortait pas de l’ordinaire. “Les avions volent bas sis souvent que personne n’y prête aucune attention”, relata Artman.

Mais ça n’était pas n’importe quel avion. “J’ai vu cet avion qui frappa le Pentagone” déclara-t-il.” Il a filé derrière des arbres.” Il vit ensuite la fumée provenant du Pentagone.

“C’était la panique—la police, les voitures banalisées partout”, raconta Artman, 44 ans. “Les gens étaient figés autour de moi. Personne ne savait ce qu’il se passait. Dès que j’ai vu le Pentagone prendre feu, je me suis dit, “il est temps de partir”.

Ledger (Lakeland, Floride)

Ralph Banton

Dans le Pentagone, le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld venait juste de rentrer dans son bureau après avoir appris l’attaque du World Trade Center. Sur le parvis d’une maison, à un peu plus d’un kilomètre, Ralph Banton, 79 ans, profitait d’une matinée ensoleillée.

C’est alors que Banton entendit un avion volant juste au-dessus de sa tête, vraiment bas.

“C’était comme s’il accélérait au lieu de ralentir”, raconta-t-il.

Quelques secondes plus tard, l’avion American Flight 77, détourné alors qu’il transportait 64 personnes de Washington à Los Angeles, s’encastra dans l’aile du Pentagone dans une attaque terroriste visant le bâtiment qui représentait la puissance militaire américaine dans le monde.

The Topeka-Capital Journal Online, 11 septembre 2001

David Battle

“D’habitude, il y a beaucoup de monde qui se balade le sourire au visage”, déclara David Battle en examinant la Pennsylvania Avenue quasiment vide, alors qu’elle était située à deux pas de la maison blanche. “Aujourd’hui, c’est comme si tout le monde était en état de choc”.

Plus tôt ce mardi, Battle, un employé du Pentagone, se trouvait en dehors du bâtiment et était sur le point d’y entrer quand l’avion frappa. “Il se dirigeait vers le sol la pointe en avant” raconta-t-il. “Et quand l’impact eut lieu, les voitures et tout ce qui était autour tremblèrent.”

Scripps Howard News Service

Gary Bauer

Bauer fut un témoin de l’attaque du Pentagone le 11 septembre.

“Il se trouve que je conduisais dans Washington ce matin-là. Il y allait avoir une conférence de presse au Capitol Hill concernant le problème au Soudan où a lieu une terrible persécution des Chrétiens. En fait, il y a un gouvernement Islamique radial au pouvoir. Des millions de gens ont été tués. Un nombre important d’organisations présentent trouvaient que trop peu était fait à ce sujet et nous allions tenir une conférence de presse pour mettre la pression sur l’administration et le Congrès.

“J’étais dans un embouteillage massif, je n’avais pas bougé de plus cent mètres en vingt minutes. Mon bureau a appelé pour me raconter “l’horrible accident” du premier avion à New York. Et ensuite, ils m’ont rappelé concernant le second avion et ça voulait vraiment dire que quelque chose de bien pire était en train de se produire. C’était seulement à ce moment-là que j’ai vraiment réalisé que j’étais dans un embouteillage. J’étais sur le point de dépasser le Pentagone, grignotant un petit mètre toutes les minutes. Je venais de dépasser la portion la plus proche du Pentagone sur la sortie de la route 395… Soudain, j’ai entendu le vrombissement d’un moteur d’avion.

“J’ai regardé la femme assise dans la voiture d’à côté. Elle avait ce regard effrayé sur le visage. Nous pensions la même chose. Nous avons regardé à travers le pare-brise pour essayer de voir l’avion et ce n’est qu’après quelques secondes que nous avons réalisé que l’avion arrivait par l’arrière, volant au-dessus de cette grande autoroute. Alors il dévia sur la droite dans le Pentagone. L’explosion déplaça littéralement toutes les voitures. C’était un moment effarant.”

Massachusetts News, Décembre 2001

WS : Le matin du 11 septembre, vous étiez dans votre voiture. Est-ce que vous avez vraiment vu l’avion s’écraser sur le Pentagone ?

GB : Oui. Je me dirigeai vers Washington pour prendre part à une conférence de presse sur le problème Soudanais, où il y a un gouvernement radical musulman, et je me trouvais dans un bouchon juste devant le Pentagone. Le trafic n’avait pas bougé de plus de 100 mètres en 20 minutes quand j’ai reçu le premier appel à propos d’un avion s’étant crashé dans le World Trade Center, ce qui, à ce moment, était encore considéré comme un accident. Ensuite – pas longtemps après, ce qui rendit évident qu’il ne s’agissait pas d’un accident – un autre avion frappa ; et c’est alors que j’ai réalisé que j’étais situé au point le plus proche de la route se rendant au Pentagone. J’étais à moins de 100 mètres de la sortie et beaucoup de ceux dans l’embouteillage avaient leurs fenêtres ouvertes. Nous comparions les récits — en fonction de quelles stations de radio nous écoutions –-quand soudain, nous avons entendu le vrombissement d’un moteur d’avion. J’ai regardé par le pare-brise et j’ai vu un mouvement sur le côté. Je me suis tourné et j’ai regardé l’avion arriver de derrière, se pencher sur la droite et rentrer dans le Pentagone. L’explosion a littéralement déplacé les voitures. C’était un moment vraiment tragique.

Je savais ce qui s’était passé à New York et je voyais juste ce qui venait d’arriver au Pentagone. À la radio, il rapportait qu’il y avait des flammes près de la Maison-Blanche. Il y avait de nombreux faux rapports sur la radio de Washington ce matin et il était clair – de façon tragique- que c’était le jour le plus important que j’avais jamais vécu.

The Charlotte World

Sergent Maurice L. Bease

Le sergent Maurice L. Bease avait travaillé dans l’aviation marine depuis assez longtemps pour savoir reconnaitre le passage d’un avion et cela semblait en être un. Il se trouvait alors en dehors de son bureau, proche du Pentagone, le 11 septembre. Se tournant en s’attendant à voir un avion de chasse, il vit l’espace d’un court instant un avion de ligne commercial filer vers le bâtiment et vers lui-même ! Il n’eut même pas le temps de se pencher que l’avion s’encastrait déjà dans l’aile du Pentagone, proche du coin, à à peu près 200 mètres d’où il se tenait.

Immédiatement, une boule de feu balaya l’aile du bâtiment, suivi par de la fumée, beaucoup de fumée. Les gens commençaient à se ruer dehors vers le parking.

Marine Corps Association, 2001

Mickey Bell

Singleton Electric était la compagnie supervisant les installations électriques du Wedge One* (*partie n°1 du Pentagone) et venait juste de terminer l’évaluation des améliorations possibles de ce coin quand à 9h45 (EDT), le vol American Airlines 77 s’encastra dans le mur ouest du Pentagone avec 64 personnes à bord. L’avion, qui venait juste de quitter l’aéroport de Dulles à destination de Los Angeles, mit le feu au plus large bâtiment de bureau entre le premier et le second angle.

L’avion arrivait par le sud et pencha sur la gauche alors qu’il pénétrait le bâtiment, manquant de peu la remorque de Singleton Electric et le contremaître du site Mickey Bell. Bell venait tout juste de sortir de la remorque quand il entendit un bruit puissant. La chose suivante dont il se souvint fut quand il se releva du sol où il avait été projeté par l’explosion.

Bell, qui se trouvait à moins de 100 m de l’impact initial de l’avion, fut presque heurté par l’une des ailes de l’avion alors qu’il volait vers lui. Choqué, il monta dans son camion près du dépôt de remorque et fila en vitesse. Il erra dans son camion aux alentours d’Arlington et essaya de passer un appel de son téléphone portable. Il n’arriva au quartier général de Singleton à Gaithersburg que deux heures plus tard, ne se souvent de quasiment rien, d’après ce que raconta le président de Singleton,

Le fait qu’il se soit trouvé si près du crash fut réalisé qu’une fois que ses collègues remarquèrent les dégâts sur le véhicule de Bell. Il avait du plastique et des rivets provenant d’un avion encastré dans la carrosserie pourtant Bell n’avait plus aucune idée de ce qui c’était passé.

National Electrical Contractors Association, 13 september 2001

Richard Benedetto

Richard Benedetto était dans sa voiture sur le chemin de son travail, bloqué dans le trafic juste devant le Pentagone. Il écoutait –avec effroi — un récit de ce qui c’était passé au World Trade Center à New York. “Ensuite, l’avion est passé juste au-dessus de moi. Je me suis dit, c’est dingue, cet avion va horriblement vite”, raconta Benedetto. “L’avion va se cracher”. Le jet renversa plusieurs poteaux d’éclairage avant de s’encastrer dans le Pentagone. D’autres témoins avaient déclaré qu’il avait semblé venir à pleine vitesse sans tenter de ralentir. “Le bruit était comme celui d’un tir d’artillerie, pas comme celui d’une bombe qui explose.” déclara Benedetto. Ensuite il vit une énorme volute de fumée suivie d’une gigantesque boule de feu, vraisemblablement provenant de l’explosion du fuel de l’avion lors du crash. “Vous ne pouviez même pas voir le bâtiment car il y avait trop de fumée”, expliqua Benedetto.

Hartford Courant, 12 septembre, 2001

“J’ai entendu un avion. Un avion très bruyant. … J’ai entendu l’avion venir de derrière. J’ai donc levé les yeux et j’ai vu cet avion arriver et se diriger droit vers le sol. C’était un avion American Airlines, j’ai pu le voir très clairement. … L’avion descendait et l’espace d’un instant il passa hors de mon champ de vision car il y avait là un pont et une colline. … Je n’ai pas vu directement l’impact… Je n’ai vu aucun volets d’ouverts, il semblait que l’avion était juste dans un mode classique de vol mais il se dirigeait pourtant vers le sol, droit vers le sol. C’était direct. Pas de déviation. Il allait quasi tout droit. … La seule chose que nous vîmes au dehors sur le sol, c’était une partie d’un poteau électrique. “Cité ici

Susan Bergen

Susan Bergen était assise dans une chambre d’hôtel au Carlton Ritz non loin du Pentagone ce mardi matin, rivée sur sa télé, regardant la couverture des attaques du World Trade Center.

Du coin du regard, elle vit un avion passer en face de la fenêtre de sa chambre située au 11ème étage. Elle se tourna juste à temps pour voir un gros avion de ligne raser la cime des arbres et s’encastrer dans l’aile du Pentagone, à moins d’un demi-kilomètre de sa chambre d’hôtel. C’était comme si l’avion avait accéléré juste avant de frapper le bâtiment, déclara-t-elle.

Plastic News, 17 septembre 2001

Sean Boger

“J’ai simplement regardé en l’air et j’ai vu le nez énorme et les ailes de l’appareil arriver droit sur nous puis j’ai simplement vu l’avion frapper le bâtiment,” relata Sean Boger, contrôleur aérien et chef de la tour du Pentagone. “Ça a explosé. Je suis tombé au sol et j’ai couvert ma tête. Je pouvais entendre la carcasse traverser le bâtiment. ”

The Pentagram, 16 novembre 2001

Mark Bright

Les officiers du service de protection de la Défense furent les premiers sur les lieux de l’attaque terroriste. À vrai dire, l’un d’eux, Marc Bright, a vu l’avion frapper le bâtiment. Il avait été affecté au contrôle de sécurité dans le hall d’entrée du bâtiment.

“J’ai vu l’avion dans la zone annexe de la Navy“, raconta-t-il. “Je savais qu’il allait percuter le bâtiment car il volait très, très bas — à la hauteur des éclairages de la rue. Il en a renversé quelques un.” L’avion se trouvait à quelques secondes avant l’impact — l’annexe est située à seulement quelques centaines de mètres du Pentagone.

Il relata qu’il avait entendu l’avion “accélérer” juste avant qu’il ne heurte le Pentagone. “Aussitôt qu’il a heurté le bâtiment, j’ai compris que c’était une attaque car je savais que ça ne pouvait pas être accidentel.” Il sauta alors dans sa voiture de police et se dirigea vers la zone.

American Forces Press Service, 24 september 2001

Ross Branstetter

Pam Branstetter, du Staff Judge Advocate’s Office est passée nous voir. Comme chaque employé du quartier général du MTMC ces jours-ci, elle a une histoire à raconter.

Mon mari a vraiment vu l’avion se crasher dans le Pentagone” raconta-t-elle à l’officier administratif. “Il travaille dans l’annexe de la Navy et l’avion volait si bas qu’il pensait qu’il allait heurter son bâtiment.

Son mari de 29 ans, Ross Branstetter, observa les secondes qui précédèrent avec horreur.

“Il a dit que c’était comme dans un film,” narra Branstetter. “Il a vu l’avion disparaître et la boule de feu qui a suivi. Il était très secoué.”

Journal of Military Transportation Management, Sept-Oct 2001

Omar Campo

Omar Campo, un Salvadorien, coupait l’herbe de l’autre côté de la route quand un avion passa au-dessus de sa tête.

C’était un avion civil. Je pense un avion d’American Airways,” raconta Mr Campo. “J’étais en train de couper l’herbe quand il est arrivé en vrombissant au-dessus de ma tête. J’ai senti l’impact. Tout le sol a tremblé et l’intégralité de la zone pris feu. Je ne pouvais pas m’imaginer que je verrai une telle chose ici.

The Guardian, 12 september 2001

Donald R Bouchoux

Je descendais Washignton Boulevard (Route 27) du côté du Pentagone quand un avion me croisa à environ 200 mètres et s’encastra dans le côté de l’immeuble. Il y eut une énorme boule de feu, suivie environ deux secondes après par une pluie de débris. La voiture bougea d’un pied sur la droite quand l’onde de choc frappa. Je vis ce qui devait avoir été une bouteille d’oxygène de secours de l’avion descendre vers l’avant de mon Explorer et une seconde pièce de métal déchiqueté venir sur côté droit de la voiture.

The Washington Post, 20 septembre 2001

“As we were driving into town on 395, there was an exit. We were trying to get off of the exit for the Memorial Bridge. On the left-hand side, there was a commercial plane coming in, and was coming in too fast and the too low, and the next thing we saw was a go-down below the side of the road, and we just saw the fire that came up after that. […] It was coming on less than a 45 degree angle, and coming down towards the side of the — of 395. And when it came down, it just missed 395 and went down below us, and then you saw the boom — the fire come up from it.”

“Alors que nous conduisions vers la ville sur la route 395, il y eu une sortie. Nous étions en train d’essayer de la quitter, en direction du Memorial Bridge. Sur le côté gauche, il y avait un avion de ligne qui arrivait. Il arrivait trop vite et trop bas. La prochaine chose nous avons vu fut un crash en dessous du bord de la route. Et nous avons vu seulement les flammes qui s’élevèrent après cela. […] Il arrivait avec un angle inférieur à 45 degrés, descendant vers le bord de la 395. Et quand il s’écrasa, il manqua tout juste la 395 et se crasha derrière nous. Alors nous avons vu l’explosion — le feu s’éleva de l’avion.”

(D’autres témoignages sur cette longue liste, il y en a des dizaines)

Évidement, quand des témoins qui ont vu l’avion font dans la comparaison :

Joel Sucherman, l’éditeur de USAToday. com vit toute la scène : un avion de ligne American Airlines passa de la gauche vers la droite à travers son champ de vision alors qu’il se rendait au travail ce mardi matin. […] “Ma première pensée fut qu’il n’allait pas réussir à traverser la rivière jusqu’au Reagan National Airport. Mais peu la personne qui pilotait l’avion, elle ne fit aucun essai pour changer la trajectoire, ” déclara Sucherman. “Il arrivait à grande vitesse mais non pas avec un angle important — presque comme un missile tête chercheuse qui serait focalisé sur sa cible et ne changerait plus sa course. (Source)

ou

À Washington, Mike Walter d’USA Today était sur la route quand un avion s’écrasa dans le Pentagone :”J’étais assis en direction du nord sur la 27 et le trafic était, vous savez, typique de l’heure de pointe — ça n’avançait pas du tout. J’ai regardé pas ma fenêtre et j’ai vu cet avion, un avion American Airline, arriver. Et j’ai pensé, “c’est pas normal, il est très bas”. Et je l’ai vu. Je veux dire, c’était comme un missile avec des ailes. Il est allé droit vers sa cible et s’est écrasé dans le Pentagone. (Source)

ou

Michael DiPaula, 41 ans, chef de projet de l’équipe de rénovation du Pentagone – Il quitta une réunion au Pentagone quelques minutes avant le crash et partit à la recherche d’un électricien qui n’était pas venu aux alentours d’une cabine de construction situé à 10 mètres de là. ” Soudain, un avion est apparu, arrachant presque le toit de la cabine avant de s’écraser dans l’anneau E. “C’était comme un missile” (Source)

vous vous doutez bien le mot que Meyssan retiendra…

D’ailleurs que dit-il :

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Bien sûr, tout le monde ment…

Guillaume Dasquier écrivait d’ailleurs dans son livre l’effroyable mensonge :

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On comprend mieux…

Bref, triste époque pour la pensée et l’intelligence…

6-2. Les images

Hélas, aucune caméra n’était tournée correctement à ce moment-là pour filmer clairement l’impact sur le Pentagone.

Rappelons qu’en 2001, il y avait bien moins de caméras qu’aujourd’hui, mais surtout que le coté qui a été visé est le seul qui donnait… sur une pelouse, sans parking :

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Donc il y avait un intérêt limité à mettre une caméra pour filmer un mur avec 3 arbres, où rien ne se passe jamais :

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Ils auraient évidemment dû (tout comme on aurait dû mettre 5 vigiles armés devant le Bataclan ?), mais ça n’a pas été le cas, point final.

Le FBI a saisi 85 films de caméras de surveillance de la zone, n’en révélant qu’une partie, sur lesquels rien de totalement probant n’est hélas visible.

Ceci alimentant les rumeurs complotistes, et à la demande officielle d’un citoyen américain, la justice a demandé à un agent assermenté du FBI, Jacqueline Maguire, de lui faire un compte-rendu de ces 85 vidéos.

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Résultat : sur les 85 vidéos :

  • 72 ne montraient pas le Pentagone, ou ne montraient pas le site du crash ou l’impact de l’avion
  • 13 montraient le site du crash, mais 12 ne le faisait qu’après l’impact, et une seule montrait le crash, celle du parking. (Source)

Cette vidéo était double vidéo, et les deux ont été rendues publiques et filmaient bien l’impact, sauf que, s’agissant de caméras de surveillance d’un parking, leur taux de rafraîchissement n’était que d’une image par seconde ; hélas, les seuls éléments discernables sont des formes indistinctes et de la fumée blanche.

Pourtant, je trouve qu’on y discerne quand même bien l’avion, à vous de voir :

Ici, l’avion est masqué par la borne, on ne voit que la queue :

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Notez bien les turbulences blanches générées au sol par l’avion sur cette vue

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Notez à quoi ressemble la queue d’un Boeing American Airlines :

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Et voyez ce que révèle la vidéo :

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Photo de la queue du 757 n° N644AA, qui s’est écrasé sur la Pentagone, prise un an avant

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L’autre caméra :

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Les explosions :

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Suite de la série ici.

N.B. : les séries sur le 11 Septembre sont évidemment lourdes à modérer. Comme vous le voyez dans le plan au début du billet, ce billet s’insère dans une longue série. Merci donc de ne pas commenter sur de sujets qui seront clairement traités par la suite, cela fait perdre du temps à tout le monde. Vous pouvez commenter la série dans ce billet dédié.

Les commentaires sont fermés.

 

http://www.les-crises.fr/911-1-pentagone-4/

Alstom et Siemens officialisent leur mariage : l’Etat français se félicite

Alstom et Siemens officialisent leur mariage : l’Etat français se félicite

Par latribune.fr  |   |  1073  mots
(Crédits : Reuters)
Les constructeurs ferroviaires français Alstom et allemand Siemens ont annoncé mardi dans un communiqué commun la « signature d’un protocole d’accord qui garantit l’exclusivité de rapprocher leurs activités de mobilité dans une fusion entre égaux ».

C’est fait. Les constructeurs ferroviaires français Alstom et allemand Siemens ont annoncé dans la soirée de ce mardi la « signature d’un protocole d’accord qui garantit l’exclusivité de rapprocher leurs activités de mobilité dans une fusion « entre égaux », même si l’allemand prend dans les faits le contrôle du nouvel ensemble. Certes, le groupe sera coté en France avec son siège installé en région parisienne tandis que la direction du groupe sera assurée par le PDG d’Alstom Henri Poupart-Lafarge. Mais même si Siemens aura 50% du capital de la nouvelle entité dans un premier temps, l’accord prévoit que Siemens pourra monter au-delà de 50,5% du capital au bout de quatre ans.

L’Etat français sort d’Alstom

Siemens contrôlera par ailleurs le conseil d’administration dans la mesure où, sur les 11 membres qui composeront le conseil de l’entreprise combinée, six seront désignés par Siemens, et notamment le Président. Il y aura quatre administrateurs indépendants et le directeur général. Jochen Eickholt, l’actuel directeur général de Siemens Mobility, devrait assumer une responsabilité importante dans la nouvelle entité. Le nom de cette nouvelle entité sera Siemens Alstom. L’Etat français, en revanche, n’y siègera pas. Il est actuellement actionnaire d’Alstom via des actions prêtées par Bouygues et « confirme mettre fin au prêt de titres (…) au plus tard le 17 octobre 201 et n’exercera pas les options d’achat ».

Sur la base d’informations extraites des derniers états financiers d’Alstom et de Siemens, la nouvelle entité dispose d’un carnet de commandes de 61,2 milliards d’euros et pèse 15,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour 62.300 salariés dans plus de 60 pays. Son résultat d’exploitation ajusté s »élève quant à lui à 1,2 milliard d’euros pour une marge d’exploitation ajustée de 8%. Les synergies annuelles attendues s’élèvent à 470 millions d’euros au plus tard quatre ans après la réalisation de l’opération.

Pression des Chinois

« Cette fusion franco-allemande entre égaux envoie un signal fort à bien des égards. Nous mettons l’Europe en œuvre et ensemble avec nos amis d’Alstom, nous créons un nouveau champion européen dans l’industrie ferroviaire pour le long terme. Ceci permettra d’offrir à nos clients dans le monde entier un portefeuille de produits plus innovants et plus compétitifs », a déclaré Joe Kaeser, Président Directeur Général de Siemens AG.

Ce dernier n’a pas manqué de citer, sans le nommer, l’émergence d’un mastodonte chinois comme facteur déclencheur de la consolidation du secteur.

 « Le marché mondial a changé de manière significative au cours de ces dernières années. Un acteur dominant en Asie a modifié la dynamique du marché mondial et la digitalisation impactera l’avenir de la mobilité. Ensemble, nous pouvons offrir un choix plus large et nous conduirons cette transformation pour nos clients, nos salariés et nos actionnaires d’une manière responsable et durable », a ajouté Joe Kaeser.

Cet acteur asiatique dominant n’est autre que le groupe chinois « China Railway Rolling Stock Corporation » (CRRC), qui pèse aujourd’hui près de 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En 2014, soucieuse de créer un champion national du rail, la Chine a regroupé deux groupes publics de matériel ferroviaire, CNR et CSR, pour donner naissance à CRRC, lequel domine aujourd’hui le marché mondial grâce à une agressivité tarifaire redoutable qui lui permet d’engranger les commandes hors de Chine ( 8,1 milliards de dollars en 2016, en hausse de 40% sur un an). En mars 2016, CRRC était retenu pour fournir des trains au réseau de métro de Chicago, un contrat de 1,3 milliard de dollars. Après les Etats-Unis, l’Argentine, l’Afrique du Sud, la Thaïlande ou encore le Pakistan, le géant chinois lorgne désormais sur les marchés européens: en décembre, sa filiale CRRC Zhuzhou Locomotive concluait la vente de trois rames de train à grande vitesse à la République tchèque, son premier contrat dans l’Union européenne. Musclant son offensive européenne, CRRC a par ailleurs proposé en début d’année d’injecter 300 millions d’euros pour contribuer au redressement des chemins de fer bulgares.

En « combinant leurs forces », les deux groupes européens « vont renforcer leur avantage dans les métros et transports urbains, ce qui intensifiera la pression sur CRRC », moins performant sur ce créneau que sur le TGV, avertit Zhao Jian, professeur de l’Université Jiaotong de Pékin, cité mardi par le quotidien chinois Global Times.

Création de valeur

« Aujourd’hui est un moment clé de l’histoire d’Alstom, qui confirme sa position de plateforme de consolidation du secteur ferroviaire. La mobilité est au cœur des enjeux du monde d’aujourd’hui. Les modes de transport de l’avenir se devront d’être propres et compétitifs. Grâce à sa présence mondiale sur tous les continents, sa taille, son savoir-faire technologique et son positionnement unique sur le transport digital, l’union d’Alstom et de Siemens Mobility apportera à nos clients et en définitive à tous les citoyens, des systèmes plus intelligents et plus efficaces pour faire face aux défis de la mobilité des villes et des pays. En combinant les équipes expérimentées, la présence géographique complémentaire et l’expertise innovante de Siemens avec les nôtres, la nouvelle entité créera de la valeur pour les clients, les salariés et les actionnaires, » a déclaré Henri Poupart-Lafarge, Président Directeur Général d’Alstom. « Je suis particulièrement fier de diriger la création d’un tel groupe qui façonnera sans aucun doute l’avenir de la mobilité. »

L’Etat français se félicite

En France, Alstom et Siemens vont lancer la procédure de consultation et d’information de leurs comités d’entreprise selon la loi française avant la signature des documents contractuels. Si Alstom décidait de ne pas poursuivre l’opération, elle devrait payer une indemnité de rupture de 140 millions d’euros. L’opération devrait être réalisée à la fin de l’année civile 2018.

L’Etat français s’est félicité de cette annonce, y voyant l’occasion de mieux ancrer le groupe français à l’international tout en préservant l’emploi pendant au moins quatre ans.

« Cette opération illustre la volonté du gouvernement français de renforcer l’Europe industrielle et l’économie européenne », fait valoir le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un communiqué, à la veille d’un sommet franco-italien très attendu qui devrait concrétiser une alliance entre Paris et Rome dans le secteur naval.