Washington menace Pyongyang d’une « réponse militaire massive »

Photo non datée diffusée par l’agence officielle nord-coréenne KCNA le 3 septembre 2017 montre le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un (c) examinant une bombe H © KCNA VIA KNS/AFP STR

Washington menace Pyongyang d’une « réponse militaire massive »

le 4 septembre 2017

Les Etats-Unis ont menacé dimanche la Corée du Nord d’une « réponse militaire massive » au cas où elle menacerait leur territoire ou celui de leurs alliés, à la suite du sixième essai nucléaire du régime de Pyongyang.

La Maison Blanche a indiqué, dans son compte rendu d’un entretien du président Donald Trump avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, que les Etats-Unis n’excluaient pas d’utiliser leurs capacités nucléaires en cas de menace nord-coréenne.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a déjà infligé en vain sept série de sanctions à la Corée du Nord pour la contraindre à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique, doit se réunir lundi en urgence.

Peu après le test de l’engin nord-coréen, qui était selon Pyongyang une bombe à hydrogène ou bombe H, le président Trump a dénoncé une action « hostile », et le secrétaire américain à la Défense, le général Jim Mattis, est monté en première ligne.

Depuis la Maison Blanche, Jim Mattis a adressé une mise en garde solennelle au régime de Kim Jong-Un, tout en l’appelant à entendre les injonctions de la communauté internationale.

« Nous avons de nombreuses options militaires et le président voulait être informé sur chacune d’entre elles », a déclaré le secrétaire à la Défense à l’issue d’une réunion entre M. Trump et son équipe de sécurité nationale.

« Toute menace visant les Etats-Unis ou ses territoires, y compris Guam (dans le Pacifique, ndlr), ou ses alliés, fera l’objet d’une réponse militaire massive », a averti Jim Mattis, à côté duquel se tenait le général Joe Dunford, le chef d’état-major inter-armes.

M. Mattis a cependant souligné que les Etat-Unis ne recherchaient pas « l’anéantissement total » de la Corée du Nord.

– ‘Capacités nucléaires’ –

Quelques heures après l’avertissement lancé par le général Mattis, la Maison Blanche a mentionné, dans son compte rendu de l’entretien téléphonique intervenu entre MM. Trump et Abe après l’essai nord-coréen, que les Etats-Unis n’excluaient pas d’utiliser leurs forces nucléaires pour riposter à une éventuelle menace.

« Le président Trump a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à défendre notre patrie, nos territoires et nos alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons », selon le communiqué.

Le régime nord-coréen a publié dimanche, avant l’essai nucléaire, des photos montrant son dirigeant Kim Jong-Un en train d’inspecter un engin présenté comme une bombe H (bombe à hydrogène ou thermonucléaire) miniaturisée pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime.

– Option militaire risquée –

M. Trump, qui a dénoncé « des actions dangereuses pour les Etats-Unis », a laissé planer le doute sur ses intentions. A un journaliste qui lui demandait s’il envisageait une réponse militaire, le président américain a répondu: « Nous verrons ».

« La Corée du Sud s’aperçoit, comme je le leur ai dit, que leur discours d’apaisement avec la Corée du Nord ne fonctionnera pas, ils ne comprennent qu’une chose! », a lancé M. Trump sur Twitter à l’intention de son homologue sud-coréen Moon Jae-In, partisan d’un dialogue avec le régime de Kim Jong-Un.

Les experts estiment que l’option militaire contre le régime de Kim Jong-Un est extrêmement risquée, car elle pourrait provoquer une réaction en chaîne et un grave conflit régional.

En réponse à l’essai nord-coréen, la Corée du Sud a mené lundi un exercice militaire impliquant des missiles balistiques, a rapporté l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

L’exercice a simulé une attaque sur le polygone d’essais nord-coréen, touchant « des cibles choisies dans la mer de l’Est » ou mer du Japon, a indiqué l’agence, citant l’état-major interarmes.

Un quotidien sud-coréen, le Donga Ilbo, a exhorté lundi les autorités de Séoul à se doter de l’arme atomique et à ne plus dépendre des Etats-Unis pour la sécurité du pays. « Au moment où des armes nucléaires sont agitées au-dessus de nos têtes, nous ne pouvons pas toujours dépendre du parapluie nucléaire et de la dissuasion américaine », a déclaré le journal dans un éditorial.

– Cinq à six fois supérieure –

Principal allié de Pyongyang, la Chine a « condamné vigoureusement » la nouvelle provocation nord-coréenne. Elle a également entrepris des contrôles de radiations nucléaires à sa frontière avec la Corée du Nord.

Pyongyang n’a jamais caché que ses programmes interdits avaient pour but de mettre au point des missiles balistiques intercontinentaux capables de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Selon des spécialistes sud-coréens, la puissance du tir de dimanche était cinq à six fois supérieure à celle du précédent essai nord-coréen, effectué en septembre 2016 et qui était de 10 kilotonnes.

Quelle que soit la puissance de la déflagration, Jeffrey Lewis, du site armscontrolwonk.com, a estimé qu’il s’agissait bien d’une arme thermonucléaire, ce qui constitue un progrès notoire dans les programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Pour Koo Kab-Woo, spécialiste de la Corée du Nord à l’Université de Seoul, « la Corée du Nord continuera son programme d’armes nucléaires à moins que les Etats-Unis ne proposent des discussions ».

LNT avec AFP

https://lnt.ma/washington-menace-pyongyang-dune-reponse-militaire-massive/

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Ce serait un mouvement judicieux si l’Irak devenait un médiateur entre l’Arabie saoudite et l’Iran

Ce serait un mouvement judicieux si l’Irak devenait un médiateur entre l’Arabie saoudite et l’Iran


Par Andrew Korybko – Le 22 août 2017 – Source Oriental Review

Iraq's Muqtada al-Sadr makes rare Saudi visit, Jul 2017
Des rapports contradictoires ont récemment affirmé que l’Arabie saoudite appelait l’Irak à servir de médiateur entre elle-même et l’Iran. L’Agence de presse saoudienne cependant a cité, quelques jours après l’apparition de cette nouvelle, une source qui a violemment nié sa véracité. Il est néanmoins important d’examiner pourquoi ce scénario n’est pas seulement crédible, mais serait également très sage s’il s’avérait vrai. Le milicien et influent chef religieux chiite Muqtada al-Sadr revient d’une visite au Royaume qui a vu des langues s’agiter dans tout le Moyen-Orient, avec des commentateurs incapables de comprendre pourquoi quelqu’un qui satisfaisait tel un stéréotype à toutes les caractéristiques d’un adversaire saoudien était fêté comme invité d’honneur de haut rang par la famille royale. J’ai écrit à ce sujet dans mon analyse sur The Duran intitulée « Est-ce que l’Irakien Al-Sadr devient saudien ? », qui postulait que l’une des raisons derrière le voyage aurait pu être que ce pays centralement positionné entre l’Arabie saoudite et l’Iran proposait sa médiation entre ses deux grands et puissants voisins, avec l’un des acteurs non étatiques les plus symboliquement importants, al-Sadr.

Il n’est pas clair à cet instant de savoir quel rôle – si jamais cela devient réalité –  Al-Sadr pourrait jouer dans tout effort de médiation, mais la logique géostratégique derrière le maintien du pays [L’Irak, NdT] comme pivot central entre l’Arabie saoudite et l’Iran tient toujours. L’Irak reste plus que tout autre État de la région celui qui détient la clé pour conserver l’équilibre des pouvoirs entre ces deux rivaux du Moyen-Orient. En outre, l’Iran et l’Arabie saoudite ont tous deux des intérêts sectaires contigus en Irak en ce qui concerne les communautés chiites et sunnites, et ils sont tous deux préoccupés par ce qui se passera après le vote d’indépendance du Kurdistan irakien le mois prochain. La sécession des Kurdes laisserait les communautés chiites et sunnites amèrement divisées dans un état croupion instable sans le facteur d’équilibre que leurs compatriotes du Nord avaient précédemment joué pour garder le pays au moins nominalement uni. Une autre guerre civile irakienne entre ces deux groupes n’est pas dans les intérêts de l’Iran ou de l’Arabie saoudite, mais ils pourraient être attirés involontairement dans ce conflit par un élan stratégique incontrôlable et un dilemme sécuritaire.

L’Iran préférerait se concentrer sur la sauvegarde de ses intérêts dans la Syrie post-Daech, face à la menace croissante du terrorisme kurde le long de sa région frontalière et sur l’amélioration de son économie. De même, les Saoudiens doivent se concentrer sur leur nouvelle Guerre froide avec le Qatar, réduire leur participation à la désastreuse guerre contre le Yémen et promouvoir des changements socio-économiques à long terme grâce à l’ambitieux programme Vision 2030 et résister aux risques politiques potentiels qui pourraient survenir en conséquence de ce plan entre la famille dirigeante et les clercs wahhabites. Pour faire face à ces tâches beaucoup plus urgentes, l’Iran et l’Arabie saoudite doivent trouver un compromis temporaire dans leur rivalité à l’échelle du Moyen-Orient, ainsi que préserver l’intégrité territoriale post-kurde et la stabilité d’un État Irakien fragile. C’est pourquoi cela a du sens que Bagdad prenne l’initiative pour réduire les tensions entre Téhéran et Riyad, car il pourrait espérer ainsi trouver un moyen de faire coopérer les deux grandes puissances pour maintenir l’Irak soudé comme le signe le plus visiblement tangible de toute détente prochaine.

Andrew Korybko

: http://lesakerfrancophone.fr/ce-serait-un-mouvement-judicieux-si-lirak-devenait-un-mediateur-entre-larabie-saoudite-et-liran

(BRICS) Entrée en opération du premier projet financé par la NBD des BRICS

(BRICS) Entrée en opération du premier projet financé par la NBD des BRICS

© Chine Nouvelle (Xinhua)Li Xiang, le 03/09/2017 16:07

 

Le premier projet financé par la Nouvelle Banque de développement (NBD) des BRICS est entré en opération samedi à Shanghai.

Un prêt de 525 millions de yuans (76 millions de dollars) avec une échéance de 17 ans a été accordé au projet d’énergie solaire Shanghai Lingang Distributed Solar Power Projet, grâce à un accord signé conjointement par la NBD, le ministère des Finances et le gouvernement municipal de Shanghai en décembre 2016.

Un système d’énergie photovoltaïque distribué d’une capacité totale de 100 mW sera construit sur les toits d’usines de la Zone industrielle de Lingang. La première phase, d’une capacité de 6,8 mW, a été lancée samedi.

La NBD a été fondée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (BRICS) durant leur sixième sommet, à Fortaleza, au Brésil, en juillet 2014, avant son ouverture officielle à Shanghai en juillet 2015.

Elle a été créée avec pour objectif de financer des projets d’infrastructures et de développement durable dans les pays des BRICS et dans d’autres économies émergentes et pays en développement.

La NBD a approuvé sa première série de prêts d’une valeur de 811 millions de dollars en avril 2016. A l’heure actuelle, quatre des projets financés par la banque se trouvent en Chine.

https://chine.in/actualite/cn/brics-entree-operation-premier-projet_101836.html

Les menaces des USA ont mené Pyongyang à sa pleine aptitude au combat

Julian Assange

Les menaces des USA ont mené Pyongyang à sa pleine aptitude au combat

© AP Photo/ Kirsty Wigglesworth

International

21:08 03.09.2017(mis à jour 02:18 04.09.2017) URL courte
103415491

Julian Assange estime que Washington a poussé la Corée du Nord à sophistiquer son programme de missiles et arriver à la pleine aptitude opérationnelle.

Le fondateur du site lanceur d’alerte WikiLeaks, Julian Assange, estime que ce sont les «menaces américaines» qui ont mené la Corée du Nord à sa pleine aptitude opérationnelle et ont dopé le programme de missiles de ce pays.

«Les menaces constantes des États-Unis à l’encontre de la Corée du Nord l’ont menée à sa pleine aptitude opérationnelle, renforçant ses conceptions scientifiques dans le domaine des missiles, son unité et son soutien au régime», a-t-il indiqué sur son compte Twitter.

​Et de souligner que les peuples coréens étaient d’ores et déjà laborieux, intelligents et fidèles aux traditions. Or, face aux menaces et à la concurrence, son efficacité croît.

​La Corée du Nord a affirmé avoir procédé «avec un succès parfait», dimanche, à l’essai souterrain d’une bombe à hydrogène capable d’être transportée par un missile balistique intercontinental. Il s’agit du sixième essai mené par la Corée du Nord depuis 2006.Le test a provoqué deux secousses de magnitude 6,3 et 4,6 respectivement. L’agence météorologique du Japon (JMA) a par la suite indiqué que celles-ci étaient d’une puissance au moins 10 fois supérieure à celle du dernier essai nucléaire nord-coréen mené l’an passé.

https://fr.sputniknews.com/international/201709031032898653-coree-usa-programme-nuclaire/