DIRECT. Essai nucléaire nord-coréen : la Corée du Nord est « dangereuse » pour les Etats-Unis, juge Donald Trump

DIRECT. Essai nucléaire nord-coréen : la Corée du Nord est « dangereuse » pour les Etats-Unis, juge Donald Trump

La Corée du Nord affirme être parvenue à développer une nouvelle arme nucléaire dotée d’une « grande capacité destructrice ».

Le président américain Donald Trump, le 2 septembre 2017, au camp militaire d\'Ellington Field, prè de la ville de Houston au Texas. 
Le président américain Donald Trump, le 2 septembre 2017, au camp militaire d’Ellington Field, prè de la ville de Houston au Texas.  (NICHOLAS KAMM / AFP)

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Violaine JaussentPierre GodonFrance Télévisions

Mis à jour le 03/09/2017 | 17:32
publié le 03/09/2017 | 09:18

Ce qu’il faut savoirLa Corée du Nord a affirmé avoir procédé « avec un succès parfait », dimanche 3 septembre, à l’essai souterrain d’une bombe à hydrogène capable d’être transportée par un missile balistique intercontinental, a indiqué la télévision nord-coréenne. Le président français a condamné ce test « avec la plus grande vigueur » et appelé la communauté internationale à réagir à « cette nouvelle provocation avec la plus grande fermeté ». Suivez les réactions à cet essai dans notre direct.

Une forte secousse. L’essai a provoqué un séisme d’une magnitude de 6,3, enregistré à 5h30 (heure de Paris) par l’institut américain de sismologie USGS. Cette magnitude laisse supposer que cet essai est d’une puissance inédite.

Une explosion « cinq à six fois plus puissante » qu’en 2016. « L’échelle de l’énergie était de cinq à six fois plus puissante que lors du cinquième essai nucléaire », a déclaré le chef de l’administration météorologique sud-coréenne.

 Le coulpe franco-allemand hausse le ton. Angela Merkel et Emmanuel Macron se disent favorables à « un durcissement » des sanctions de l’Union européenne contre la Corée du Nord.

Quelle réaction américaine ? L’essai nucléaire auquel a procédé la Corée du Nord prouve que le pays est « dangereux » pour les Etats-Unis, a jugé Donald Trump sur Twitter. Il a aussi affirmé qu’une politique d’« apaisement » envers la Corée du Nord « ne fonctionnera pas ».

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #COREE_DU_NORD

17h32 : Le président chinois, Xi Jinping, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont exprimé leur souhait de « répondre de manière appropriée » à l’essai nucléaire auquel a procédé la Corée du Nord. Un ton moins virulent que celui utilisé par les Etats-Unis ou les Européens.

17h27 : J’ai l’impression que les Etats ne font rien pour contrer la Coree du nord puisque nous sommes au sixieme essai nucléaire. Combien de temps cela va-t-il durer ?

17h26 : A mon avis, le problème vient de la Chine qui joue un double-jeu avec la communauté internationale . Je suis sûr que si le président chinois haussait vraiment le ton avec Kim-Jong-Un ça changerait tout .

17h26 : Dans les commentaires, vous êtes nombreux à jouer les géopolitologues sur la crise nord-coréenne.

17h24 : @Véronique Là, vous me posez une question un peu vaste pour une réponse en quelques lignes. Effectivement, l’approche des Jeux d’hiver, qui se déroulent au nord de la Corée du Sud (près de la frontière donc) peut entraîner un accroissement des tensions et un renforcement de la sécurité. Au départ, les organisateurs avaient pourtant proposé à leurs voisins du nord d’organiser quelques épreuves, proposition finalement déclinée.

17h22 : Bonjour, Dans un tel contexte n’est-il pas inquiétant que les prochains jeux olympiques d’hiver se déroulent en Corée du Sud ?Est-ce que le régime nord Coréen ne risque pas de profiter d’un tel événement pour mettre en avant sa puissance de frappe ?

17h09 : @blueAngel Il n’est pas à l’ordre du jour de balancer une bombe nucléaire sur Pyongyang. En revanche, la Corée du Sud a fait savoir qu’elle envisageait de déployer les armes tactiques américaines les plus puissantes à la frontière pour répondre à toute provocation du régime de Kim Jong-un. C’est-à-dire des bombes A ou H de portée réduite, utilisables sur un champ de bataille.

17h05 : En combien de temps les Etats-Unis pourraient déclencher le feu nucléaire sur la Corée du Nord ? Ont ils de telles armes au Japon ou en Corée du Sud ?

17h16 : @Capmed L’essai nucléaire a eu lieu dans la base souterraine de Punggye-ri, située au nord-est du pays, et dont on ne sait pas grand chose si ce n’est que trois tunnels creusés dans la montagne y mènent. Selon les sismologues chinois, le séisme causé après l’explosion, mesuré à une magnitude de 4,6 sur l’échelle de Richter, pourrait avoir entraîné un effondrement de la roche située au-dessus du lieu de l’explosion.

16h57 : Bonjour, une question concernant l’essai nucléaire de la Corée du Nord : s’agissait-il d’un essai aérien ou sous terrain ? Car outre les tensions diplomatiques qui vont en découler, un essai aérien aura forcément des conséquences radioactives localement aussi bien pour les Russes que les Chinois ! Merci de m’apporter cette précision.

16h36 : @anonyme Les sanctions évoquées par Donald Trump auront d’abord un volet économique. Le président américain sous-entend que ceux qui commercent avec la Corée du Nord ne pourront plus exporter aux Etats-Unis. Mais on peut aussi attendre une réponse sur un autre volet, car Trump a estimé que la politique d’apaisement avec Pyongyang s’était soldée par un échec.

16h34 : Quelles types de sanctions peuvent prendre les USA contre la Corée du Nord?

15h40 : @anonyme : Et non ! Les bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient des bombes A comme atomique. En guise de comparaison, la bombe H la plus puissante, testée par les Soviétiques en 1961, était près de 4 000 fois plus puissante que la bombe A lâchée par les Américains sur Hiroshima en 1945.

15h29 : Hiroshima ce n était pas une bombe H?

15h25 : En parallèle, le président américain, Donald Trump, va réunir dans la journée son équipe de sécurité nationale après l’annonce d’un nouveau test nucléaire mené par la Corée du Nord.

15h20 : Les Etats-Unis vont préparer de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, annonce le département du Trésor.

14h05 : Bonjour @Milo. Difficile de répondre à cette question. Mais sachez que la Chine a déclenché un plan d’urgence pour contrôler le niveau des radiations le long de sa frontière avec la Corée du Nord, dès 5h45 heure française, soit peu après l’essai nucléaire.

14h05 : Bonjour franceinfo: Y a-t-il des risques sanitaires (radiations ?) pour les populations a proximité des sites de tests nucléaires nord-coréens, voire pour les pays voisins ?Merci !

14h10 : La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, se sont appelés après le nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord. Ils ont jugé que « la dernière provocation en date du dirigeant à Pyongyang a atteint une nouvelle dimension » et ils sont tous les deux favorables à « un durcissement » des sanctions de l’Union européenne.

14h09 : C’est la présentatrice favorite de la Corée du Nord qui a repris du service pour annoncer avec fierté que son pays était en possession de la bombe H. Ri Chun-hee, présentatrice chevronnée septuagénaire, est là pour chaque événement majeur. C’est elle qui avait été choisie pour annoncer aux fidèles téléspectateurs la mort de Kim Jong-il en 2011.

(KCTV / AFP)

13h54 : « La Corée du Nord est un Etat voyou devenu une grande menace et une gêne pour la Chine, qui essaie d’aider mais ne rencontre que peu de succès », poursuit Donald Trump. Il juge également avec sévérité les discussions menées par la Corée du Sud avec son voisin du Nord et estime qu’une politique d’« apaisement » envers la Corée du Nord « ne fonctionnera pas ».

13h43 : Les actions de la Corée du Nord sont « très hostiles et dangereuses pour les Etats-Unis », réagit sur son compte Twitter le président américain Donald Trump, après le sixième essai nucléaire de la Corée du Nord.

12h07 : De quel droit pourrions-nous interdire à un pays de disposer de la bombe nucléaire alors que nous-même nous en avons une?

12h15 : Bonjour @cool. Oui la France, tout comme les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni et Chine, possède cette bombe H. Mais aucun pays n’a, à ce jour, utilisé sa bombe en dehors de tirs d’essai, comme nous l’expliquons dans cet article.

12h06 : Bonjour.Je voulais savoir si la France aussi possède ce genres de bombes ?

11h11 : « La communauté internationale doit traiter cette nouvelle provocation avec la plus grande fermeté, afin d’amener la Corée du Nord à reprendre sans condition la voie du dialogue et à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaires et balistiques. »

Dans ce communiqué diffusé par l’Elysée, le président français interpelle la communauté internationale, mais souhaite également une réaction unie et claire de l’Union européenne.

11h06 : Emmanuel Macron condamne le sixième essai nucléaire nord-coréen et appelle les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies « à réagir rapidement à cette nouvelle violation par la Corée du Nord du droit international« .

11h04 : Bonjour @anonyme. Si si, les habitants de Vladivostok, ville située à environ 130 km de la frontière avec la Corée du Nord, se sont exprimés. Ils ont fait état de secousses d’intensité moyenne. « Aucun dépassement des radiations d’arrière-plan n’a été détecté sur le territoire de la région de Primorski. La situation des radiations reste stable » et « le niveau dans la région reste dans la fourchette normale », a déclaré le service local de contrôle Primgidromet, situé à côté de Vladivostok.

10h59 : Bonjour.Les russes de la région de Vladivostok ne réagissent pas, au moins en déclarations verbales. Pourquoi ? Ils ne sont pas si loin si un avion civile, par exemple, décollait de ce coin de Russie… Le missile qui a survolé le Japon en est la preuve…

10h54 : De son côté, Moscou « condamne de la manière la plus forte » l’essai nucléaire nord-coréen.

10h50 : Cet essai nucléaire nord-coréen est « extrêmement regrettable », estime l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

10h47 : La Corée du Nord a réalisé son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, affirmant avoir testé une bombe à hydrogène. Mais qu’est-ce qu’une bombe H ? Des bombes H ont-elles déjà été testées ? La Corée du Nord a-t-elle vraiment testé une bombe H ? Franceinfo vous présente cette bombe et les enjeux de cet essai en trois questions.

09h53 : Les voisins de la Corée du Nord réagissent au nouvel essai nucléaire du pays. Le président sud-coréen demande « la punition la plus forte » contre Pyongyang, tandis que Pékin « condamne vigoureusement » ce nouveau test.

09h56 : Bonjour @anonyme @Hub’ et @Anonyme. Pour l’instant, aucune réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’est convoquée, mais si tel est le cas je vous en informerai. Il y a effectivement eu ce type de réunion mardi, lorsque Pyongyang a lancé un nouveau missile, cette fois au-dessus du Japon. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait alors condamné « fermement » le tir mais n’avait pas prononcé de sanctions.

L’ONU garde cette possibilité en réserve selon des sources diplomatiques. La dernière salve de sanctions décidées par l’ONU remonte au 5 août et il avait fallu un mois pour aboutir à une résolution votée à l’unanimité.

09h49 : Bonjour à vous, concernant le tir de la Corée du Nord pourquoi l’onu ne sanctionne pas plus durement ce pays ?

09h49 : Bonjour Violaine. L’ONU a-t-elle encore condamné « fermement » 😂😂😂 ce nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord…. ?

09h49 : Bonjour. Une nouvelle réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU est elle prévue pour la Corée du Nord ? Merci. Bon dimanche a vous

09h05 : Un peu plus tôt, le gouvernement japonais a accusé Pyongyang d’avoir mené un sixième essai nucléaire, après que des agences géologiques ont enregistré une « explosion » de magnitude 6,3 près de son principal site de tests atomiques.

09h03 : La Corée du Nord affirme avoir testé avec succès une bombe H capable d’être montée sur un missile à longue portée.

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Deir ez Zoor presque en vue

Deir ez Zoor presque en vue

3 Septembre 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Décidément, tout sourit en ce moment au 4+1. Plutôt que de se précipiter vers Deir ez-Zoor en laissant sur ses arrières de dangereuses zones contrôlées par Daech, le commandement syro-russe a intelligemment entrepris de les réduire d’abord afin d’avoir les coudées franches. Ce fut fait en deux temps trois mouvements.

D’après le ministère russe de la Défense, Uqayribat est libérée, ce qui provoquera vraisemblablement l’effondrement rapide de la dernière poche de l’EI en Syrie centrale. D’autant que les Sukhois y vaporisent quotidiennement du takfiri…

Tous les efforts se portent maintenant sur Deir ez-Zoor où la garnison syrienne résiste héroïquement depuis des années contre vents daéchiques et marées obamesques. Rien n’y a fait et la clique américano-wahhabite s’y est cassée les dents plus d’une fois.

A l’heure où nous parlons, les loyalistes avancent inexorablement vers Zoor. Ils ne sont plus qu’à 25 km de leurs frères d’armes assiégés depuis trois ans, ces derniers pouvant même entendre désormais le bruit des combats !

Au printemps, les prédictions évoquaient une levée de siège pour la fin de l’année. En juin, on tablait plutôt sur octobre-novembre. Et maintenant, même si les petits hommes en noir vendront chèrement leur peau, on peut se demander si elle n’interviendra pas dès le mois de septembre…

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/

 

Sommet des BRICS) Une nouvelle décennie pour approfondir les relations et définir le cap à suivre

Sommet des BRICS) Une nouvelle décennie pour approfondir les relations et définir le cap à suivre

© Chine Nouvelle (Xinhua)Liu Ying, le 02/09/2017 16:05

Si les dix premières années du partenariat entre les pays des BRICS étaient axées sur le développement de leur coopération, la nouvelle décennie qui s’annonce portera principalement sur l’approfondissement de leurs relations et la définition d’un nouveau cap à suivre, a estimé Arancha Gonzalez, directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), agence de développement fondée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’ONU.

Dans une interview accordée à Xinhua en amont du neuvième Sommet des BRICS, qui se tiendra dans la ville chinoise de Xiamen du 3 au 5 septembre sur le thème « Un partenariat plus fort pour un avenir radieux », Mme Gonzalez a indiqué que le succès des BRICS s’expliquait par leur capacité à développer la coopération entre leurs membres, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

« La réussite la plus importante des BRICS a été l’établissement, le développement et le maintien d’une coalition de pays », a-t-elle estimé.

A l’origine, les travaux du groupe visaient principalement à aider ces pays à travailler ensemble, en particulier dans le domaine économique, et à établir des consensus entre ces cinq pays qui représentent plus de 40% de la population mondiale et 23% du PIB mondial, a rappelé Mme Gonzalez.

« Les premières années ont servi à jeter les bases », a-t-elle expliqué, ajoutant que « les dix prochaines années doivent servir à approfondir cette relation dans deux directions différentes ».

La première consiste à « exploiter pleinement le potentiel qui existe entre les pays des BRICS« .

« Si l’on regarde le commerce, le potentiel est immense, mais les chiffres actuels sont relativement faibles, de même que ceux des investissements. Il faut approfondir les relations entre les BRICS dans le commerce, les investissements, l’innovation et le développement », a déclaré Mme Gonzalez.

La deuxième direction consiste pour les BRICS à « exercer leur influence pour établir un consensus interne sur des questions importantes ».

Mme Gonzalez a indiqué que les économies des pays des BRICS étaient hétérogènes et qu’elles auraient besoin d’exploiter des domaines « très spécifiques ».

En 2001, le PIB de la Chine était égal à celui de tous les autres membres des BRICS réunis. Aujourd’hui, il représente deux tiers de leur PIB, a-t-elle indiqué.

Malgré cette différence, les BRICS « ont le désir d’exprimer leur voix dans les affaires internationales », a-t-elle poursuivi, ajoutant que tous les pays des BRICS doivent surmonter leurs faiblesses économiques s’ils souhaitent que le groupe ait une croissance économique saine.

Selon elle, les BRICS doivent centrer leur attention sur le développement de leurs propres pays ainsi que sur la coopération entre eux.

Le rôle des BRICS dans la gouvernance mondiale est important, car le groupe a une influence tant dans le domaine économique que politique, a-t-elle souligné.

Cela se confirmera si les BRICS parviennent à mener des actions ensemble dans des domaines dépassant la sphère nationale, a-t-elle estimé.

https://chine.in/actualite/cn/sommet-des-brics-une-nouvelle-decennie-pour_101786.html

Tunisie-Chine : la Route de la Soie pourrait se transformer en « jackpot » pour l’économie tunisienne

Tunisie-Chine : la Route de la Soie pourrait se transformer en « jackpot » pour l’économie tunisienne

© Chine Nouvelle (Xinhua)Tun, le 02/09/2017 18:18

 

Bien que rétablies diplomatiquement depuis uniquement 53 ans, les relations entre la Tunisie et la Chine sont beaucoup plus anciennes et solides puisque, à l’époque, Carthage la phénicienne (300 av. J-C) commerçait déjà avec la Chine, a souligné l’ancien ambassadeur de Tunisie en Chine, Sahbi Basly, dans une interview exclusive à l’Agence de presse Xinhua.

Actuel président du Conseil de coopération tuniso-chinoise (CCTC), Sahbi Basly voit que « ces relations historiques se fondent sur des paramètres fondamentaux voire même intouchables particulièrement la non-ingérence dans les affaires intérieures (…) la Tunisie était depuis longtemps solidaire avec la Chine unique ».

Il faut bien reconnaître, a appuyé Sahbi Basly, que « c’est bien la Chine qui a sorti en aide à la Tunisie avant même l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays notamment lors des inondations de 1969 outre la présence depuis plus de 40 ans de missions médicales chinoises opérant sur le sol tunisien ».

Et d’ajouter que la Chine contribue également au développement global en Tunisie via certains mégaprojets à commencer par des barrages situés dans le nord-ouest du pays jusqu’à – plus récemment – une maison de culture à Menzah dans le grand-Tunis.

« Force sera de mentionner, a-t-il fait rappel, que la première visite dans les années 1960 de Zhou Enlai en Afrique avait commencé par la Tunisie (…) aujourd’hui, avec la nouvelle démarche du président Xi Jinping autour de la Route de la Soie, la Tunisie devrait avoir intérêt à promouvoir davantage son héritage historique, culturel, politique et économique avec la Chine ».

« Le tourisme demeure, certes, l’un des piliers stratégiques de la Route de la Soie qui favorise non seulement des rapports économiques mais surtout des rapports sociaux et culturels (…) la Chine veut se faire comprendre par le reste du monde ».

Selon l’ancien ambassadeur tunisien, « si jamais la Chine échouait auparavant dans certaines régions en Afrique ou en Moyen-Orient, un faussé culturel en est la principale raison (…) la Chine veille farouchement à résoudre ce problème via une des initiatives comme celle de la Route de la Soie ».

« Il s’agit d’une parfaite approche économique solidaire de développement autant plus que pareille initiative encourage le contact humain universel d’où la promotion culturelle et touristique entre la Chine et son environnement extérieur ».

Récemment, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, a effectué une visite officielle en Chine en marge de laquelle, il a confirmé dans un entretien exclusif avec Xinhua que son pays se veut pleinement engagé dans l’initiative mondiale « Belt and Road » proposée par la Chine et disposée à faire partie des projets de coopération prévus sous cette initiative.

Cette visite, a commenté l’ancien diplomate tunisien, « constitue une étape importante dans la restauration du dialogue entre la Tunisie et la Chine à moins que les déclarations

d’intentions n’est pas suffisante à la lumière de cette mondialisation féroce et ce besoin des populations à davantage de prospérité et de solidarité dans la distribution de la richesse ».

« Nous avons des partenaires européens, certes, mais cela n’exclut pas le bénéfice d’avoir d’autres partenaires de poids à l’instar de la Chine (…) tout dépendra de la volonté politique de la Tunisie« .

Pour Sahbi Basly, « la Chine et la Tunisie bénéficient d’un potentiel d’amitié et de réciprocité outre un capital de confiance que je considère, personnellement sous-exploités (…) et ce, afin que l’économie tunisienne puisse redémarrer après six ans de ralentissement ».

Etant en connaissance de cause, le président du Conseil de coopération tuniso-chinoise (CCTC) pense que « la Tunisie doit aller au-delà de la juste adhésion aux principes de la Route de la Soie pour en passer à la signature d’accords, être présente sur le terrain et concrétiser toutes les déclarations d’intentions ».

En effet, une importante délégation chinoise vient de parachever une visite en Tunisie, précisément à la zone économique de Zarzis (sud-est tunisien) « qui doit être le principal promoteur de développement de toute la région impliquant six provinces », a encore fait savoir Sahbi Basly.

S’arrêtant sur les avantages potentiels que devrait avoir l’économie tunisienne dans le cadre d’une ouverture sur les investissements chinois, M. Basly se veut persuadé que le nouveau Code des investissements (approuvé à la mi-2017) favorisera l’instauration d’un climat fertile aux investisseurs chinois.

« Il ne faut surtout pas avoir peur quant à la protection du produit tunisien en fermant le marché aux investisseurs étrangers notamment nos amis chinois qui ont le potentiel nécessaire pour contribuer à la relance de l’économie tunisienne », a dit l’ancien ambassadeur de Tunisie en Chine.

D’après lui, « la Tunisie a vraiment besoin d’une certaine synergie positive (…) jusque-là, nos planificateurs et économistes ont eu peur de pouvoir protéger le tissu économique tunisien alors que – bien au contraire – plus un pays soit ouvert plus il attire des investissements et améliore son produit ».

Quant à la Chine, a-t-il poursuivi, « elle a pu faire tout cela pour ainsi en devenir une locomotive économique mondiale dans les domaines spatial, technologique, immobilier, agroalimentaire, automobile, etc. »

Tout cela, a insisté Sahbi Basly, « ne révèle pas du hasard plutôt d’une approche visionnaire de la Chine qui a permis aux entreprises étrangères de débarquer pour ainsi créer sa propre dynamique économique d’où, par conséquent, la mise à niveau des entreprises chinoises ».

Dans cet ordre d’idée, l’ancien ambassadeur tunisien réalise que son pays pourrait tirer profit d’une nouvelle phase franchie par la Chine fondée, selon lui, sur un « niveau économique plus élevé et une industrie délocalisée ».

Effectivement, a-t-il résumé, « la Tunisie pourrait jouer un rôle dans la délocalisation des industries manufacturières chinoises du fait que le coût de production chinois est plus cher que celui en Tunisie, ce qui était l’inverse dix ans auparavant.

Sahbi Basly estime dans ce sens que « la Route de la Soie va de pair avec cette tendance et cette démarche chinoise au service d’une économie et un partenariat solidaires avec d’autres pays qui en partagent la même vision dont la Tunisie qui, l’espérons ardemment, devrait figurer parmi les Etats signataires de charte de la Route de la Soie ».

Début de l’année en cours, la Tunisie a décidé d’exonérer les touristes chinois de visa d’entrée. Une décision séduisante aux yeux d’un touriste chinois désireux de venir découvrir ce pays qui joint harmonieusement trois aspects exceptionnellement métissés à savoir nord-africain, arabo-musulman et méditerranéen.

Par rapport à la destination tunisienne, « la Tunisie se veut dans l’obligation de bien préparer l’infrastructure adéquate et, améliorer son produit touristique et met en valeur ses véritables richesse pour ainsi s’adapter aux spécificités du Touriste chinois, qui est le plus souvent un bon consommateur et bien cultivé », a estimé M. Basly.

Ce dernier, a-t-il précisé, « s’intéresse bien évidemment aux monuments historiques et tend davantage à s’ouvrir sur d’autres cultures et bien comprendre l’histoire pour ainsi mieux l’intégrer ».

A titre d’exemple, Sahbi Basly prévoit atteindre 300 millions de touristes chinois à l’horizon de 2020 à travers le monde: « si jamais la Tunisie pourrait en attirer juste un million, on aura un jackpot touristique ».

Le tiers du déficit commercial de la Tunisie vient de la Chine soit environ 3 milliards de dinars, a indiqué l’ancien ambassadeur tunisien. Décembre dernier, a-t-il fait rappel, la BCT (Banque centrale de Tunisie) a essayé d’atténuer ce gap sous prétexte que nous payons cette dette en dollar américain et ce, via une opération avec nos amis chinois afin de bien pouvoir, à la limite, épargner ce déficit en l’échangeant en monnaie échangeable entre la Tunisie et la Chine ».

Parmi les mesures entreprises par la Banque centrale tunisienne depuis février dernier figure l’introduction du Yuan chinois dans son panier de devises étrangères. Une décision qui vient soutenir les exportations tunisiennes et garantir une présence plus visible sur le marché financier chinois.

https://chine.in/actualite/cn/tunisie-route-soie-pourrait_101789.html

(BRICS) Les BRICS entrent dans une nouvelle décennie d’or

(BRICS) Les BRICS entrent dans une nouvelle décennie d’or

© Chine Nouvelle (Xinhua)Xing Yaofeng, le 02/09/2017 15:26

 

Entamant sa deuxième décennie, le bloc du marché émergent des BRICS brille davantage alors que ses cinq pays membres consolident la coopération, bâtissent une confiance réciproque et recherchent des bénéfices mutuels.

Les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud se réuniront à l’occasion du 9e sommet des BRICS, qui aura lieu du 3 au 5 septembre à Xiamen, dans la province chinoise du Fujian (sud-est).

Etant donné que les cinq pays se trouvent à des phases de développement similaires et font face à des défis semblables, les échanges efficaces ont constitué un fort élan pour leur développement économique et social.

Depuis la création du mécanisme en 2006, les BRICS ont amélioré la coordination en termes de politique macroéconomique, promu la coopération dans les domaines de la réforme structurelle et des infrastructures et en matière fiscale et ont réalisé des progrès dans les secteurs budgétaire et financier.

Les pays des BRICS sont aujourd’hui des acteurs clés dans l’économie et la gouvernance mondiales. Au total, les cinq pays ont représenté 23% de l’économie mondiale en 2016, soit près du double par rapport à 2006.

Ces pays ne se sont pas montrés effrayés par la morosité de l’économie mondiale, mais ont prouvé au monde qu’ils pouvaient accomplir davantage en restant unis.

Les économies des BRICS ont contribué à plus de la moitié de la croissance économique mondiale durant les dix dernières années, devenant les moteurs les plus puissants de l’économie mondiale.

Bien que le mécanisme ait connu des hauts et des bas ces dernières années et que chaque membre soit confronté à ses propres défis, ils sont comme cinq doigts d’une main : courts ou longs quand ils sont écartés, mais un poing puissant lorsqu’ils sont serrés.

Le groupe, qui n’est basé ni sur l’idéologie ni sur la géopolitique, est considéré comme une nouvelle, voire une meilleure, forme de gouvernance mondiale dans laquelle les marchés émergents jouent des rôles clés.

La Chine a également contribué au modèle « BRICS Plus » pour le sommet de Xiamen, afin de renforcer la coopération entre les BRICS et les autres marchés émergents et pays en développement, apportant des bénéfices à tous.

Les dirigeants de cinq autres marchés émergents et pays en développement, à savoir l’Egypte, le Mexique, le Tadjikistan, la Guinée et la Thaïlande, assisteront au Dialogue des marchés émergents et des pays en développement lors du sommet et mèneront un dialogue avec les membres des BRICS.

En tant que mécanisme de coopération multilatéral sans aucun pays développé, les BRICS placent les pays en développement, presque entièrement silencieux, au centre de de la gouvernance mondiale.

En chinois, les BRICS se traduisent par quatre caractères signifiant « pays de briques d’or », en partie pour traduire l’idée de leur futur prometteur.

Pendant la deuxième décennie des BRICS, le « contenu d’or » continuera de croître aussi longtemps que les cinq économies renforceront la coopération pragmatique pour résoudre les différends, amélioreront la confiance mutuelle et promouvront la confiance dans le cadre du mécanisme.

Dans un contexte de reprise morose de l’économie mondiale et de revers de la mondialisation, le sommet de Xiamen devrait permettre de redonner de la brillance aux marchés émergents et aux pays en développement et d’inaugurer une nouvelle décennie d’or des BRICS.

Les pessimistes qui prédisent un « déclin de la brillance » des BRICS seront une nouvelle fois déçus, car « l’or véritable est à l’épreuve du feu ».

https://chine.in/actualite/cn/brics-les-brics-entrent-dans-une-nouvelle_101784.html

(BRICS) La Chine est prête à organiser le plus grand Forum commercial des BRICS

(BRICS) La Chine est prête à organiser le plus grand Forum commercial des BRICS

© Chine Nouvelle (Xinhua)Wang Zizheng, le 02/09/2017 17:04

La Chine est prête à organiser le plus grand Forum commercial des BRICS les 3 et 4 septembre, auquel participeront plus de 1.000 personnalités du secteurs des affaires, à Xiamen, dans la province du Fujian (sud-est).

La président chinois, Xi Jinping, participera à la cérémonie d’ouverture du forum et prononcera un discours.

Le forum devrait rassembler 1.200 participants, dont les représentants de près de 80 multinationales présentes sur la liste Fortune 500, a déclaré Jiang Zengwei, chef du Conseil chinois pour la promotion du commerce international, lors d’une conférence de presse.

Les 632 entreprises qui participeront au forum appartiennent aux secteurs traditionnels, tels que l’énergie et les infrastructures, ainsi qu’aux industries émergentes comme la biologie et l’Internet, a-t-il présenté.

Ayant pour thème « BRICS : partenariat plus solide pour un avenir plus brillant », le forum se concentra sur le commerce et les investissements, la coopération financière, la connectivité et l’économie bleue.

Les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud se rencontreront lors du 9e sommet des BRICS, qui se déroulera du 3 au 5 septembre.

En tant qu’événement parallèle important du sommet des BRICS, le forum a été lancé en 2010 et organisé par le pays exerçant la présidence tournante des BRICS. Il sert de plate-forme pour permettre aux leaders commerciaux de discuter des questions d’intérêt commun, de bâtir des consensus et de formuler des suggestions politiques.

Créé par l’ancien économiste de Goldman Sachs, Jim O’Neill, en 2001, l’acronyme « BRIC » désigne le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, quatre marchés émergents possédant une croissance rapide et un grand potentiel. En 2010, L’Afrique du Sud a rejoint le groupe, qui fut alors rebaptisé « BRICS« .

https://chine.in/actualite/cn/brics-est-prete-organiser-plus-grand_101788.html

Les trois points marqués du prochain sommet des BRICS à Xiamen (AVANT-PAPIER)

Les trois points marqués du prochain sommet des BRICS à Xiamen (AVANT-PAPIER)

© Chine Nouvelle (Xinhua)Liang Nin, le 02/09/2017 13:56

Ayant pour thème « BRICS : un partenariat plus solide pour un avenir plus brillant », le neuvième sommet du bloc se déroulera du 3 au 5 septembre, à Xiamen (sud-est de la Chine), avec des événements et une initiative sans précédents destinés à bien préparer une seconde décennie de coopération entre les cinq pays émergents et même au-delà.

LE PLUS GRAND FORUM COMMERCIAL DU SOMMET DES BRICS

Le Forum commercial des BRICS, événement majeur en marge du sommet, devrait rassembler dimanche et lundi un nombre record de 1.200 participants à Xiamen, dont des dirigeants de 55 multinationales figurant dans le classement Top 500 du magazine Fortune.

Outre la Chine, chacun des pays membres envoie une centaine de participants, alors que des entreprises d’une vingtaine de pays en dehors du bloc, dont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, prendront également part au forum.

Commerce et investissements, coopération financière, connectivité et économie de la mer seront les quatre principaux sujets de discussions.

Le président chinois Xi Jinping assistera à la cérémonie d’ouverture du forum et prononcera un discours inaugural pour faire le point sur les expériences en matière de coopération au sein des BRICS et donnera un aperçu des perspectives de développement futur. Les dirigeants d’autres pays membres ou de pays invités, à savoir le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Egypte et la Guinée, prononceront également des discours ou prendront part à des discussions.

Les BRICS représentent actuellement 23% de l’économie mondiale, 16% du commerce extérieur et 12% des investissements à l’étranger, contribuant à plus de 50% de la croissance économique mondiale. Ils restent toujours un moteur de croissance de la planète.

« Le forum permettra de renforcer la confiance des milieux d’affaires, d’intensifier les échanges et la coopération entre les entreprises et d’accorder des conseils au gouvernement », indique Jiang Zengwei, directeur du comité d’organisation du Forum commercial 2017 et chef du Conseil chinois pour la promotion du commerce international.

DES ECHANGES ENTRE PEUPLES

« Il y aura davantage d’activités culturelles impliquant les pays des BRICS cette année sous la présidence chinoise des BRICS« , a déclaré Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, lors d’une récente conférence de presse à la veille du sommet. A l’occasion du prochain sommet, les échanges entre les peuples seront particulièrement renforcés et deviennent l’un des trois piliers du mécanisme des BRICS qui est entré dans une nouvelle phase, alors que les deux autres sont la coopération économique et la coopération politique et sécuritaire.

Au cours du sommet, les dirigeants assisteront à la cérémonie d’ouverture de la fête culturelle des BRICS.

La Chine a organisé les Jeux des BRICS 2017 dans la ville de Guangzhou (sud) en juin, marquant le premier événement sportif et d’échanges culturels multilatéral dans le cadre de la coopération entre les BRICS.

La Chine a également organisé un forum des médias, un festival de cinéma, une réunion sur la médecine traditionnelle et un forum de jeunes diplomates, pour promouvoir l’amitié et la compréhension entre les peuples des pays des BRICS.

« Les dirigeants des pays des BRICS parviendront à des consensus sur le renforcement des échanges entre les peuples durant le prochain sommet des BRICS à Xiamen« , a noté M. Wang.

LES BRICS+ : UN CERCLE D’AMIS ELARGI

Les pays des BRICS ne sont pas enfermés dans leur propre club, la coopération dépasse largement le cercle des cinq pays membres. Depuis 2013, le pays hôte du sommet a commencé à inviter certains pays ne faisant pas partie du bloc pour nouer un dialogue.

Cette année, la Chine a proposé le modèle « BRICS+ », invitant en conséquence les dirigeants de l’Egypte, du Mexique, du Tadjikistan, de la Guinée et de la Thaïlande pour participer à un dialogue entre pays émergents et pays en développement.

Selon des observateurs, la plupart des pays invités étaient auparavant issus de la même région que le pays hôte, alors que la Chine a choisi de sélectionner cette année cinq pays ayant des caractéristiques régionales distinctes et comme représentants de leur continent, avec qui les pays des BRICS discuteront de la coopération Sud-Sud et de projets de développement international. Cela aidera à élargir l’influence de la coopération des BRICS, à faire de ce mécanisme l’une des plus importantes plateformes au monde pour promouvoir la coopération entre les pays émergents et les pays en voie de développement.

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